‹ La Syphilis Secondaire Acquise: Des Fosses NasalesChapitre 5 sur 32 · DER QUE · texte numérisé non relu

DER QUE

ont à peine dépassé la vingtième année : il nous fut agréable et profitable d'examiner, durant plusieurs mois, des hommes adultes, dans le service de M. le D' Queyrat, à l'hôpital Cochin annexe (hôpital Ricord). M. le D' Jeanselme nous accueillant en même temps, dans son service de Broca, nous pouvions, synchroniquement peuton dire, suivre l’évolution d’un même mal, sur des terrains différents.

Enfin, durant notre dernière année d’internat, nous

avons été en contact littéralement quotidien, avec des syphilitiques de tout âge, hommes et femmes. Ceux-là n’ont point eu besoin que nous leur révélions leur mal. Ils sont venus dans le service spécial de M. le D' Sebileau, à l'hôpital Lariboisière, parce qu’ils avaient à se plaindre de manifestations spécifiques, douloureuses ou gênantes, du nez, de la gorge, des oreilles. Ge nouveau domaine de recherches a complété notre instruction sur le sujet. Nous avons pu recueillir ainsi, durant trois ans, dans des services et chez des maîtres divers, plus de quinze cents observations de syphilis nasale, bucco-pharyngée, laryngée, auriculaire, à ses trois stades évolutifs. Mais, nous avons dü, devant l’ampleur de la matière, restreindre le champ de notre travail d'aujourd'hui à la syphilis secondaire acquise des fosses nasales. Nous avons l'espoir et le désir de pouvoir continuer plus tard le dépouillement des observations recueillies et d'étudier la syphilis du nez, du pharynx, du larynx, des oreilles, aux divers stades de son, évolution. Nous avons dù nous restreindre également dans la publication des observations personnelles. Nous en donnons une centaine, prises dans une

RQ 2

même période, les quatre premiers mois de l’année 1907, à Broca. Elles représentent tous les cas positifs de syphilis secondaire des fosses nasales, vus à cette époque, dans le service de M. le D' Thibierge. Elles n’ont été l’objet d'aucun tri. Elles donnent d’ailleurs une idée suflisante de la modalité des lésions étudiées. Nous n’y avons joint que quelques rares observations, recueillies en dehors de ce service ou de ce temps, parce qu’elles présentaient des caractères particuliers. Nous avons tenu compte enfin, alors même que nous ne produisions pas de documents à l'appui, des observations recueillies chez des sujets d’âge, de sexe, de conditions sociales différentes.

Ce travail est donc, avant tout, le fruit de recherches personnelles. Nous ne croyons point qu'il y ait de la présomption à le dire. Il est évident d’ailleurs que le syphiligraphe ne peut être doublé d’un oto-rhino-laryngologiste; il n’est pas moins certain que ce dernier n’a point eu d'ordinaire le loisir de fréquenter les services spéciaux consacrés aux malades syphilitiques.

Page 1