HISTORIQUE
Nous avons tenté ici, avons-nous dit, une œuvre personnelle et neuve. Nous ne nous sommes point jugé pour cela dispensé de lire les travaux, rares il est vrai, publiés sur la question. Avant de procéder à l’examen systématique de nos premiers malades, dans le service de M. le D' Thibierge, nous avons senti le besoin d'un guide. Nous ne l’avons trouvé dans aucun traité classique de rhinologie ou de syphiligraphie. Le mémoire où M. le D' Paul Tissier, en 1893, consignait l’enseignement qu'il avait reçu de l'examen de 17 cas positifs sur 25 malades examinés à Lourcine est le seul travail d'ensemble sur le sujet. L’auteur a bien vu les lésions de la syphilis secondaire acquise chez les jeunes malades ‘de Lourcine. Les modifications, les additions que nous apportons à son œuvre ont été légitimées par la possibilité que nous avons eu, grâce à l’examen d'un nombre considérable de malades, de voir l’affection dans son évolution générale et dans toute la variété de ses modalités cliniques.
L’ignorance où l’on est demeuré jusqu’en ces derniers temps sur les accidents secondaires des fosses nasales