‹ La syphilis; ses formes, son unitéChapitre 8 sur 57 · SES F0AMB8 ET SON DMTÉ · texte numérisé non relu

SES F0AMB8 ET SON DMTÉ

Or, on peut disserter longtemps là-dessus. Le virus est encore un mystère. Personne no s'entend sur le sens manifeste qu'il faut accorder à ce mot. Les conjectures sans issue sont la source des cjontroverses sans fin.

Avant toutes choses , il convient donc , dans la première partie de ce travail, d^exposer dans tout son jour les principes qui doivent nous guider pour reconstruire Tédifice de la constitution nosologique de la syphilis, non sur le sable mouvant des systèmes, mais sur le terrain solide des caractères de la maladie; parla seront éliminés les malentendus qui rendent à nos yeux le débat équivoque ou même insoluble. Nous établirons alors, dans une seconde partie, les types distincts et définis, c'est-à-dire les formes naturelles que revêt la syphilis, — sans cesser d'être elle-même, — en les formulant d'après l'ensemble varié de ses évolutions et de ses caractères. Et il nous sera aisé de démontrer^ dans la dernière partie, que la diversité de ces formes ne conclut nullement contre le principe de leur identité de nature ou de leur unité.

Maintenant est-il nécessaire de prévenir que nous n'avons pas l'intention d'éditer ici un nouveau traité sur la syphilis^ et, par conséquent^ d'étudier à fond, ou dans leur totalité, les questions multiples d'histoire, de nosographie, d'étiologie, de séméiotique et de thérapeutique qui correspondent à la description spéciale de toute maladie? Notre tâche est plus restreinte. Mais, quoique cette étude soit plus particulièrement afl*ectée au débat nosologique où il nous paraît opportun d'intervenir, elle nous conduira, chemin faisant, dans les divers départements de la syphilographie. Nous aurons aussi et surtout à invoquer les féconds enseignements de la médecine générale trop souvent mé-

4 LÀ STl'HILIS.

connus de nos jours. Ce retour aux données fondamentales et constitutives delà science ne sera pas superflu dans un sujet où leur oubli seul engendre tant de confusion. Le lecteur bienveillant excusera notre insistance à cet égard à cause de sa trop réelle nécessité.

Page 1