‹ La syphilisation [electronic resource]Chapitre 154 sur 205 · A M. GUSTAVE MONTARI.OT, VÉTÉRINAIRE A ROUEN · texte numérisé non relu

A M. GUSTAVE MONTARI.OT, VÉTÉRINAIRE A ROUEN

Paris, le 17 janvier 1866.

Mon cher ami,

Parlons un peu du cow-pox, car c'est un champ dans lequel vous êtes destiné, j'en suis sur, à faire des découvertes importantes.

Que la méthode napolitaine ait donné de bons résultats pendant l'été que nous venons de traverser, et surtout pendant le printemps qui l'a précédé et l'automne qui l'a suivi, je le crois aisément, car tout réussissait alors en fait de vaccine, mais avez-vousvu la même chose en plein hiver?

Au grand air, à. la campagne, en belle saison, les résultats sont beaux sur les vaches,

— ils sont superbes sur le cheval. — Seulement, — mais suivez bien mon raisonnement,

— le grease pustuleux étant une maladie du cheval, cet animal en est souvent atteint dans son jeune âge, je ne sais sous quel forme. L'expérimentateur doit donc, par la pensée, diviser les chevaux sur lesquels il opère en deux groupes : ceux qui ont eu le grease et ceux qui ne l'ont pas eu.

Les premiers donneront des pustules insignifiantes, les seconds des pustules luxuriantes.

Une grande découverte, qu'il faut que vous fassiez en Normandie, c'est de déterminer quelle est la maladie du jeune cheval par laquelle il obtient un degré d'immunité contre le vaccin. Cette maladie est, à n'en pas douter, un grease pustuleux méconnu, — sous une forme de gourme, peut-être.

Si réellement une forme de gourme est inrécidivable, c'est que cette forme est virulente : donc elle est inoculable.

En examinant bien, et à un bon moment, un jeune poulain gourmeux, découvrirait-on chez lui un liquide vaccinogène?

Etudiez dans cette voie, et vous ferez une grande découverte»

Votre affectionné.

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