A M. LUDGER CARREAU (LONDON
Paris, le 22 janvier 1870.
Les embarras d'un déménagement ont seuls retardé mes remercîments et l'expression de ma reconnaissance pour l'intéressante et bienveillante lettre que vous m'avez écrite à la date du 26 décembre 1869.
Vous êtes un ami inconnu qui me tendez la main sans que j'aie rien fait' pour le mériter; ou plutôt un lien secret, l'amour de la science et de la vérité, nous unit.
Je vous remercie d'avoir fait attention à quelques pages détachées d'une publication périodique et rassemblées à l'usage de quelques amis dont je suis flatté que vous soyez du nombre.
Je ne manquerai pas d'utiliser les renseignements précieux que vous m'adressez sur Jesty, dont la mémoire a bien certainement des droits à notre admiration et à notre respect à côté de celle de Jenner.
S'il m'est possible de vous être utile à Paris, comptez sur moi et recevez l'assurance de ma respectueuse et reconnaissante considération.
Peut-on se procurer à Londres l'ouvrage suivant dont je parle dans mon livre?
LOY (J.-G.). — ACCOUNT OF SOME EXPERIMENTS ON THE ORIGIN OK THE COW-POX, in-8°,
London, 1802.
Je sais seulement que l'auteur est mort fort vieux, et il n'y a pas longtemps, dans son pays.
Je désire faire de cet opuscule le sujet d'une publication accompagnée de notes; mais je n'ai jamais pu m'en procurer que la traduction imparfaite par Jean de Carro (bibliothèque BRITANNIQUE).
Voilà ce que c'est que d'être habile et zélé comme vous à remonter aux véritables sources, on s'attire des demandes du genre de celle que je vous adresse.
Mille compliments.