‹ La syphilisation [electronic resource]Chapitre 62 sur 205 · A L'INFIRMERIE DE SAINT-LAZARE · texte numérisé non relu

A L'INFIRMERIE DE SAINT-LAZARE

M. Lindoman, quo M. Ricord lui a pratiqué d'autres piqûros contrairement aux règles de la syplrilisation.

Ces règles sont résumées dans l'opuscule quo je joins à cotte note, et qui est intitulé : Lois de syphilisation. Jo tiens, en outre, à la disposition de M. Denis : •1° un numéro de la Gazette médicale de Toulouse (avril -1852), où j'entre dans de grands détails sur cette observation (1) ; 2° le numéro du 8 décembre 1851 de la Gazetta medica italiana, qui contient l'appréciation savante que M. Sperino en fait.

IIIe Objection. — Le fait qui s'est passé dans le service de M. Gosselin.

Réponse. — Go fait n'a pas été publié par M. Gosselin lui-môme; ce chirurgien n'en a donc pas pris la responsabilité. Il a été inséré dans la Gazette des hôpitaux par un élève en médecine, qui me désigne dans son récit d'une manière peu convenable; j'ignore si cet élève n'a pris conseil que de lui-môme, mais il s'abstient de prononcer mon nom. C'est une tactique de journalisme qui a eu pour but de m'enlever le droit incontestable de répondre publiquement; j'aurais, sans cela, prouvé aisément que ce fait est un exemple de syphilisation très-mal et très-incomplètement faite, sans que la malade ait, d'ailleurs, en rien souffert de cet essai. La syphilisation, comme la saignée et comme toute espèce de chose, a besoin d'être faite par ceux qui savent la faire.

IV0 Objection. — Pourquoi M. Auzias-Turenne ne s'est-il pas syphilisé luimême"!

Réponse. — Je ne propose de syphiliser, d'une manière générale, que ceux qui sont déjà malades. Ma conduite est conforme à mes principes; je suis dévoué à la science, mais je désire qu'on respecte mes convictions et ma vie intime.

Mon vœu est d'être mis en rapport direct avec M. Denis ; je répondrai en particulier, ou devant qui de droit, à toutes les objections qu'il voudra bien m'adresser. Je suis sûr de parvenir à dissiper tous ses doutes.

Je prends, en attendant, la liberté de lui indiquer les principales sources auxquelles il aurait pu puiser pour faire sur mes travaux de syphilisation un Rapport complet :

1° Archives générales de médecine, nos de juin et août 1851 (2). 2° Gazette médicale de Paris, année 1850, nos 47 et 4S (3); année 1851, n03 4, 30, 40, 48 (4); année 1852, n°s 14 (5). 3° Union médicale, 23 septembre 1851 (6) et 4 mai 1852 (7). 4° Gazette des hôpitaux, 15 juillet 1851. 5° Journal des connaissances médicales, juillet 1851. 6° Gazette médicale de Lyon, 30 janvier 1851. 7° Gazette médicale de Toulouse, année 1852, 2° et 4° livraison. 8° Annales delà syphilis, juillet et décembre 1851. 9° Bulletin de l'Académie royale de Belgique, t. XI, nos 1 et 6. Je repousse énergiquement l'idée qu'on m'a prêtée de demander qu'on con-

(1) Cours de syphilisation, p. 94.

(2) Mémoire reproduit ci-dessus, p. 5-60.

(3) Documents, 1844-1851, p. 63-66.

(4) Ibid, p. 66-68 et 71-72.

(5) Voir ci-après : Documents, 2° série, Extrait de la Gazette médicale de Paris du 3 avril 1852.

(6) Documents, 1844-1851, p. 68-71.

(7) Voir ci-aprés : Documents, 2° série, Lettre au rédacteur de V Union médicale, en date du 28 avril 1852. '

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