LETTRE A M. VELPEAU. 3G
longue une étroitesse de vue qui ne leur permet guère do so placer à une hauteur convcnablo pour juger bien des véritables rapporLs des choses.
Mais ceux qui connaissent tout lo zèlo do l'Académie impériale de médecine et les lumières qu'elle renferme, ne sauraient douter un insLant qu'elle nommera une Commission composée des hommes les plus capablos de tirer immédiatement parti des nombreux matériaux qu'elle tient en sa possession. On peut en tout cas affirmer qu'un savant Rapport ne se fera pas longtemps attendre.
En résumé, Monsieur le Ministre, vous rendrez un grand service à la science, aux praticiens et à l'AdmiiiisLration de la justico, si, grâce à votre initiative éclairée, l'Académie do médecine examine et résout d'une manière satisfaisante et prompte la question suivante dans ses deux chefs :
Les accidents syphilitiques constitutionnels sont-ils contagieux ?
Au point de vue de la contagion, le produit de ces accidents a-t-il chez les enfants à la mamelle des propriétés différentes de celles qu'il présente chez V adulte?
En vous priant, Monsieur le Ministre, de vouloir bien renvoyer ma lettre et ma demande à l'Académie de médecine, je suis, avec un profond respect et avec reconnaissance, votre très-humble et très-obéissant serviteur.
A la suite de la communication qui lui fut faite de cette lettre par le Ministre, l'Académie de médecine, dans sa séance du 26 octobre 1858, nomma une Commission composée de MM. Velpeau, Ricord, Devergie et Gibert.
C'est à cette occasion que les lettres suivantes adressées à MM. Velpeau et Gibert, membres de la Commission, furent publiées dans la Revue étrangère médico-chirurgicale :