‹ La syphilisation [electronic resource]Chapitre 100 sur 205 · A. M. LE PROFESSEUR VELPEAU · texte numérisé non relu

A. M. LE PROFESSEUR VELPEAU

Paris, le 10 novembre 1858.

Monsieur et très-illustre maître,

Loin de moi le dessein de vouloir surprendre l'attention et la faveur du public médical à l'ombre du crédit dont vous jouissez auprès de lui; mon but en m'adressant à vous est de rendre hommage au talent que vous avez déployé il y a six années dans une lutte éclatante et qui va renaître, contre une doctrine syphilographique qui tendait à s'imposer aux médecins et à la ruine de laquelle vous avez beaucoup contribué. J'ai voulu en même temps faire acte de déférence envers le Président de la Commission nommée par l'Académie impériale de médecine pour examiner la question de la contagiosité du produit des accidents secondaires de la syphilis.

Je n'oserais cependant vous soumettre quelques réflexions sur une discussion dont la reprise est imminente dans la presse, à la tribune académique et sans doute aussi dans le sein de la Commission que vous présiderez, si je n'avais pas constamment épié les mouvements de l'adversaire, si je n'avais surpris sans cesse et rigoureusement déjoué sa tactique. Mieux que personne, je sais les armes qu'il choisira, et je connais le terrain où il Voudra transporterie champ do bataille. Permettez-moi donc do vous renseigner à cet égard. Jetons en» semble un coup d'ceil en arrière; voyons ce qui se passait il y a six ans dans le camp ennemi.

Il y avait alors une chose dont le produit était inoculable, laquelle pouvait, en s'indurant, infecter l'organisme, et une autre chose dont lo produit était complètement dépourvu de la double propriété de s'inoculer et d'infecter.

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