‹ La Syrie et la Terre Sainte au XVIIe siècleChapitre 121 sur 159 · XV. — Maspha · texte numérisé non relu

XV. — Maspha

C'était une ville située sur une montagne, que les auteurs mettent tantôt dans la tribu de Juda, tantôt dans la tribu de Benjamin ; peut-être se trouvait-elle, dit Adrichomius, engagée dans les confins de ces deux tribus. Samuel y tenait sa cour, et y prononçait ses arrêts. Asa, roi de Juda, la fortifia, et Fembellit de plusieurs beaux édifices. Godolias et Jérémie y habitèrent, et la vingtième année de Samuel , on y fit un sacrifice de Feau répandue , avec une extraordinaire solennité ; comme à la vingt et unième du même ; les États y furent convoqués pour déclarer Saûl roi. Or le P. Salian estime, avec beaucoup de raison, que Farche n'ayant demeuré que vingt ans dans Cariathiarim , elle en fut tirée pour la cérémonie de Maspha, et l'établissement de la royauté de Saûl. Ainsi Maspha posséda le

trésor qu'Adrichomius lui donne , et qu'on ne lui peut ôter, comme je crois, que pour le remettre dans Galgala. Il faut pourtant avouer , que de Maspha ou de Galgala l'arche fut rapportée, mais pour très-peu de temps , à Cariathiarim ; d'autant que l'Écriture nous apprend en termes formels , que David la tira de Cariathiarim , pour la transporter dans la maison d'Obédedom.

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