XLIII.— Les richesses de tyr
Le prophète Ézéchiel parle de cette ville, située au cœur delà mer, comme d'un navire enrichi par toutes les plus illustres nations du monde, qui contribuaient à sa beauté et à ses ornements. Pour moi , je dirai que sa place marchande était comme le centre de plusieurs provinces et que celles que nous prisons si fort aujourd'hui de Venise, d'Anvers, d'Amsterdam, de Lyon et semblables , ne sont rien au prix de cette magnificence
plus que royale de Tyr : Cujus tiegoiiaiore^ principes ^ instilores ejus incliti terrœ. Lisez le vingt-septième chapitrjc d'Ézécliiel et vous jugerez que j'en parle en des ternies trop bas. Mais pour reconnaître la merveille , il faut considérer que Tyr ne trouvait pas ses grandes richesses dans ses terres ni dans son domaine , qui était extrêmement limité, tant du côté de Sidon que de la Galilée. Elle les tenait de la sagesse de ses rois, de l'esprit de ses habitants, du débit qu'elle faisait de ses écartâtes , du grand nombre de ses vaisseaux et du commerce qu'elle avait avec les nations les plus riches et les plus éloignées.