‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 116 sur 287 · Enrico Narducci, Op. laud., pp. 26-3i · texte numérisé non relu

Enrico Narducci, Op. laud., pp. 26-3i

l'astronomie italienne

Que cet ouvrage où l'on trouve cité non seulement Boëce, mais encore Constantin l'Africain, Geber, Algazel, Averroès et les Tables de Tolède, ne soit pas de Boëce, cela ne saurait faire l'ombre d'un doute. Mais, par des rapprochements de textes qui offrent entre eux une ressèmblance saisissante, Narducci est parvenu à démontrer, avec une vraisemblance bien voisine de la certitude, que la prétendue Philosophia Boetii est du même auteur que le Tractât us Sphœrœ, de Barthélémy de Parme.

Commençons donc par l'étude de cette Philosophia Boetii notre examen des doctrines physiques de l'Astrologue parmesan.

Les indications données par Enrico Narducci sur le contenu de l'œuvre du Pseudo-Boëce, les fragments de cette œuvre qu'il a cités suffisent à justifier cette conclusion assez inattendue : La Philosophia Boetii n'est autre chose que le IIspl oiSa^éwv de Guillaume de Conches ; seulement, la concision de ce dernier traité s'est diluée en un style prolixe, et des renseignements compilés dans des écrits plus récents sont venus le gonfler.

La vérité de cette conclusion apparaît dès la lecture du Proœmium 1 du Pseudo-Boëce ; dans cet éloge de la Sagesse, nous reconnaissons une simple amplification du préambule 2 mis par Guillaume de Conches en tête du premier livre de son ouvrage. L'amplification, d'ailleurs, n'est pas toujours si grande qu'elle parvienne à rendre méconnaissable le style primitif ; on en jugera par le rapprochement suivant

Guillaume de Conches ... eloquentia sine sapientia nocet ; sapientia vero sine eloquentia, etsi parum, tamen aliqnid ; cum eloquentia autem maxime prodest. Errant nonnulli, qui postposita proficiente et non nocente, adhœrent nocenti et non proftcienti. Id namque agere, est conjugium Mercurii et Philologie, tanta cura virtutis et Apollinis quœsitum, omni conventu deorum appellatum, solvere.

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