Enrico Narducci, Op. laud., pp. 4i
2. Gulielmus de Conchis fïspî âtiïc/.Çéwj ; Hirsaug-iensis, pp. 1-2 ; Beda, coll. 1127-1128; Honorius, coll. .
(Sur le sens et la raison d'être de ces triples renvois, voir ; Tome III, p. 91, note 1).
Pseudo-Boece Hit quoque conjugium Phylosophiœ ac Mercurii, tanto desiderio virtutis acquisitum, tantoque deorum conventu approhatum solvere nituntur; qui relicta sapientia que prodest eloquentie, quia eloquentia, si sola fuerit, nocet, conantur adhœrere.
Les matières traitées par le Pseudo-Boëce 1 sont exactement celles dont disserte Guillaume de Gonches, et elles sont exposées dans le même ordre.
Guillaume ayant commencé 2 par un petit chapitre où il définit la Philosophie, son imitateur nous présente ainsi la première partie de son traité : « Prima igitur partitio est de ternariis artium diversitatibus, et quœ sunt de ipsa Philosophia, et quœ referuntur ad ipsam, et quœ sunt ejus ancillœ, et quœ ab ea re?notœ. »
Guillaume nous annonce 3 que son premier livre étudiera ces sujets : « Creator, anima mundi, dœmones, animœ hominum, » 11 divise 4, d'ailleurs, les dœmones en esprits bons, calodœmones, et esprits mauvais, cacodœmones. « Secunda partitio, dit le Pseudo-Boëce, est de summo rerum principio, ut de Cœlo et Mundo, de calodœmonibus et de cacodœmonibus, de anima Mundi et de animabus hominum ».
La troisième partie de la Philosophie de Boëce traite : « De démentis, de firmamento cœli, de speciebus planetarum, de signis stellarum, de planetis et effectubus eorum. » Ce sont, et dans le même ordre, les sujets examinés au second livre du LTepl oioa^uv.
Le troisième livre du riepi oioa^étov est intitulé : De qualitate aëris. A ce titre, comparons le sommaire de la quatrième partie de la Philosophie de Boëce : « Quarta partitio est de mutatione quœ fit in aère usque ad terram, et eorum conditione quœ interdum apparent per loca mundi, et quid illa significant ».
« Quid sit terra », est le titre donné par Guillaume de Conches à son quatrième livre ; et la Philosophia Boetii intitule ainsi sa quatrième partie : « De situ terrarum et sut varietate ».
A la fin de son quatrième livre, Guillaume de Gonches étudie la génération humaine; à ce sujet, le Pseudo-Boëce consacre une sixième partie qu'il intitule : « De hominis creatione, et de multis quœ ad hoc spectare noscuntur ».
Guillaume de Gonches a mis à la fin de son ouvrage une sorte de conclusion5 qui consiste en conseils donnés à l'étudiant. Ces conseils portent, en premier lieu, sur le choix du maître : « Talis