‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 124 sur 287 · DANTE ALIGHIERI · texte numérisé non relu

DANTE ALIGHIERI

Dante ne parait avoir, en Astronomie, que des connaissances tout élémentaires, mais il n'écrit pas de sottises.

Les opinions astronomiques de Dante se doivent chercher au second traité de l'ouvrage qu'il avait intitulé // convivio et que l'usage a nommé // convito.

La date de cet ouvrage ne nous est connue par aucun indice certain ; on l'a fixée de manières bien diverses. Pietro Fraticelli2 pense que le second traité, qui nous intéresse, et le quatrième, furent rédigés dès 1297, tandis que le premier et le troisième seraient de 1314.

Dante cite 3 l'ouvrage auquel il semble avoir emprunté tout ce qu'il connaît du système astronomique de Ptolémée ; c'est le Libro deir aggregazione délie s telle ; nous reconnaissons, en ces mots, le titre que les traductions du Moyen Age donnaient au traité d'Al Fergani.

Le grand poète n'a qu'une médiocre estime pour les connaissances astronomiques d'Aristote. « Suivant seulement l'antique grossièreté des astrologues, Aristote croyait, dit-il 4, qu'il n'y a pas plus de huit cieux ; il pensait que le ciel extrême, celui qui contient tout, fût celui où se trouvent les étoiles fixes, qu'il fût la huitième sphère, et que, hors cle celui-là, il n'y en eût aucun autre. Il

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