‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 147 sur 287 · Cornelio di Simoni, Op. laud., p · texte numérisé non relu

Cornelio di Simoni, Op. laud., p

l\. Gornelio di Simoni, Op. laud., pp. 3 1 6-3 1 7 .

5. B. Boncompagni, Calalogo de' lavori di Andalô Di Negro {Balletino di Bibliografia e di Storia délie Scienzematematiche e Jisiche pubblicato da B. Boncompagni ; tomo VII, 1874, pp. 339-376).

2ti8

L'ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE

nale 1 ; c'est dans ce recueil qu'il nous a été donné d'étudier ces divers traités.

Ces traités portent sur toutes les parties dont se composait alors la Science des astres.

Voici, d'abord, les éléments de Cosmographie qu'on enseignait alors sous le nom de Traité de la sphère ; nous les trouvons sous ce titre 2 : « Incipit traclatm spere secundum magnificum militent et dominum Andalonum. Amen. »

L'étudiant qui avait achevé le Traité de la sphère s'initiait au système des excentriques et des épicycles par la lecture de la Théorie des planètes ; cette partie de renseignement astronomique nous est ainsi annoncée 3 : « Incipit theorica planetarum secundum dominum Andolo de nigro de Janua. »

La connaissance des mouvements des astres, donnée parla Théorie des planètes, préparait à la connaissance des grandeurs de ces astres et des distances qui les séparent de la terre. Dans leurs écrits astronomiques, Al Fergani, Al Battani avaient exposé la méthode qui leur semblait propre à évaluer ces grandeurs et ces distances. Andalô Di Negro ne manque pas de suivre leur exemple ; il le fait en un traité qu'il développe avec prédilection, et que notre manuscrit présente en ces termes 4 : « Incipit theorica dis tanti arum omnium spcra.rum, circulorum et planetarum a terra et magnitudine earum. »

Ce titre ne nous fait pas connaître le nom de l'auteur ; mais un manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Florence, plus explicite, ajoute : « composila a domino Andalo de nigro de Janua ».

L'exposé de l'Astronomie théorique se trouvant ainsi achevé, Andalô se tourne vers l'Astronomie pratique ; deux parties la composent ; l'une s'occupe de la fixation des canons et de la construction des tables; l'autre, de l'usage des instruments.

Andalô Di Negro n'a pas, que nous sachions, composé de tables astronomiques ; il s'est contenté de rédiger des canons adaptés aux tables des planètes que, sous le nom à1 Almanacli, le rabbin Profatius Judaeus avait dressées pour le méridien de Montpellier5. Ces canons, en notre manuscrit, sont ainsi intitulés 6 : « fncipiant

Page 1