F. Momigliano, Op. laud., p
Cette édition est intitulée : Pauli veneti universalia prcdicamenta Sexqm principia.
Le colophon est le suivant :
Expliciunt prcdicamenta aristotelis exposita per me fratrem Paulum de veuetiis artium liberalium et sacre theolog-ie doctorem ordinis fratrum. heremitarum bêatissimi augustinj etc. Anno domini Mccccxxviij. die xi martii... Impressn Uenetijs per Bonetum Locatellum bergomensem sumptibus nobilis viri domini Octaviaoi Scoti civis Modoetiensis. Anno ab incnrnatione Jesu Christi Domini Nostri nonagesimo quart,Q supra millesimum ci quadring,entesirnum. nono calendas octobres.
l'astronomie italienne
gnemenl à Padoue 1 ; niais son séjour on l'Université où il s'étail illustré n'est pas de longue durée ; il meurt le 15 juin 1429 2,
Le récit de la vie de Paul de Venise, tel que les recherches de M. Felice Momigliano nous ont permis de le conter, les honneurs et les louanges accordés au Professeur de Padoue, les luttes ardentes auxquelles il a pris part, tout semble concourir à nous montrer en lui un penseur puissant, original et audacieux, (lombîen différente est l'impression que nous éprouvons lorsque nous lisons ses nombreux et volumineux ouvrages !
Jamais, peut-on dire, et sur aucun point, Paul de Venise n'a formulé une doctrine qui fut sienne ; jamais, même, il n'est parvenu à se rallier franchement et clairement à la pensée d'autrui. Parti, semble-t-il, de l'Averroïsme, instruit plus tard du Nominalisme parisien, il parait avoir perpétuellement oscillé entre ces deux tendances contraires, compilant, résumant, copiant des raisonnements qu'il comprenait mal, qu'il faussait lorsqu'il croyait les reproduire, et qu'il ne parvenait pas cà mettre d'accord les uns avec les autres.
Trois des ouvrages qu'il a composés ont trait à l'Astronomie.
Le premier est l'écrit intitulé De compositione mundi. De celuilà, nous avons suffisamment parlé dans ce qui précède :5 ; nous avons dit, en effet, et prouvé qu'il n'était qu'une traduction latine abrégée du traité Délia cumposizione del mondo composé par Ristoro d'Arezzo ; le seul qualificatif qu'il mérite est celui de plagiat.
Le second ouvrage où Paul de Venise parle d'Astronomie, est celui qui a pour titre Summa totias pkilosophiœ. Gomme l'indique ce titre, c'est un traité complet où, successivement, sont passées en revue les diverses parties de la Philosophie péripatéticienne : La Physique, le De Cœlo et Mundo, le De generatione et corruptione, les Météores, le De anima, les Parvanaturalia et la Métaphysique.
Le succès de cette sorte d'encyclopédie fut prodigieux ; les manuscrits qui la reproduisaient se multiplièrent avec une abondance dont témoigne, encore aujourd'hui, leur fréquence dans les bibliothèques. Les imprimeurs, succédant aux copistes, vinrent bientôt accroître la diffusion de cette œuvre; dès 147C, une édition en était donnée à Venise et une autre à Milan 4 ; d'autres se pro-