‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 159 sur 287 · Voir §111. Ristoro d'Arezzo. (le vol., pp · texte numérisé non relu

Voir §111. Ristoro d'Arezzo. (le vol., pp

4. Paijli dé venetjjs Eœpositio lihrorum nçtturalium Aristotelis. Colophon : Explicit sexta et uJtinia pars sumnie aaturalium aeta et compilata per reverendum artium et théologie doetoreai magistrum Paulum de Uenetijs ordinis*

L'ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE

duisirent bientôt 1 : En 1477, sans indication de lieu, à Venise en 1491, à Padoue en 1493, à Venise en 1502 et en 1504, à Paris en 1512, en 1513, en 1521.

La vogue de cet ouvrage s'explique en grande partie par son caractère encyclopédique ; il réunissait en un seul volume, sous une forme claire et concise, une foule de questions dont on avait accoutumé de chercher la solution dans des livres multiples. Elle s'explique également par l'intérêt propre des doctrines qu'avaient formulées les Nominalistes parisiens et que la Summa totias philosophie révélait aux universités italiennes. Mais il serait inutile d'en demander la cause à l'originalité de l'auteur. Cette Somme n'est, en effet, qu'un résumé ou une compilation de traités produits par l'Ecole de Paris. Les deux premières parties, consacrées l'une à la Physique et l'autre au De Cœlo et Mundo, ont été entièrement rédigées à l'aide de trois ouvrages d'Albert de Saxe, des Quœstiones in libros Physicorum, des Quœstiones in libros de Cœlo et Mundo et du Tractatus proportionum ; des passages entiers de ces ouvrages se retrouvent parfois, très exactement reproduits, dans le texte de Paul de Venise.

Dans la seconde partie de sa Somme, au XVIe chapitre, Paul de Venise traite des mouvements des planètes ; le chapitre qu'il consacre aux hypothèses propres à représenter ces mouvements s'inspire visiblement de la question qu'Albert de Saxe 2 a discutée sur le même sujet.

Albert avait mentionné les objections élevées par Averroès contre le système des excentriques et des épicycles, mais il avait dédaigné de les réfuter ; à Paris, de son temps, on regardait le débat comme jugé, et des tenants attardés du Commentateur, on parlait avec un dédain dont il nous a conservé l'expression. Paul de Venise croit devoir s'arrêter quelque peu à résoudre ces objections.

fratrum heremitarum sancti Augustini transumpta ex proprio originali manu propria prefati mag-istri confecta Uenetijs impressionem habuit impensis. Iohannis de Colonia sociique ejus manthen de Gherretzem. Anno a natali christiano. MCGCC.lxxvi.

Sumulc naluralium magistri Pauli ueneti ordinis heremitarum sancti augustini ptiysicorum liber incipit . — Golophon : Explicit ultima pars summe naturalium édite per famosissimum professorem Mag-istrum Paulum de uenetijs ordinis heremitarum sancti Augustini. Impressa Mediolani per Cristoforum Valdarfer Ratisponensem. Anno domini MCCCGLXX vi. Die xvij mensis

IuliJ-

1. Voir : Hain, Reperlorium bibliographicum, vol. II, i83i, nos i-25i5, i25iG et 12623. — Barthélémy Haureau, art. Paul de Venise du Dictionnaire des Sciences philosophiques d'Ad. Franck. — Houzeau et Lancaster, Bibliographie générale de F Astronomie, t. I, Bruxelles, (887, n° 2271.

2. Subtilissimœ qmrstioncs in libros de Cœlo et Mundo a Magistro Alberto de Saxonia editœ, lib. Il, quaest. VII.

L ASTRONOMIE ITALIENNE

Au cours du mouvement de l'excentrique, il n'y a, dit-il, ni raréfaction, ni condensation, ni production de vicie, ni compénétration de deux corps, parce que le déférent circule entre des « orbes partiels collatéraux ». C'est une allusion fort claire aux combinaisons d'orbes solides imaginées par les Hypothèses des planètes.

A ces orbes, d'ailleurs, notre auteur fait, en un autre endroit1, une allusion plus nette encore : « Chaque orbe planétaire, dit-il, contient trois orbes dont l'un est concentrique au Monde suivant sa surface concave, mais non suivant sa surface convexe ; dont l'autre est concentrique au Monde par sa convexité, mais non par sa concavité ; dont le troisième, enfin, qui se meut entre ces deux-là, est excentrique au Monde à la fois par sa convexité et par sa concavité ».

Ces agencements d'orbes solides étaient, nous le savons, couramment connus et reçus à Paris dès le début du xive siècle ; mais ils n'avaient pas si tôt pénétré en Italie ; seul, parmi les physiciens italiens, Pierre d'Abano en avait dit quelques mots, et c'était pour les condamner. La Summa philosophiœ de Paul de Venise dut en répandre l'usage dans renseignement des universités italiennes, où elle a fait entrer mainte doctrine parisienne.

Paul de Venise conclut sa réfutation des arguments d'Averroès par la phrase suivante2 : « Si Averroès, au second livre Du Ciel, dit, à l'encontre de l'opinion qui allègue les excentriques et les épicycles : Cette opinion est impossible, qu'on lui crache cette réponse (respuatur) : Il vaut mieux croire aux astronomes qu'à lui ».

C'est l'inspiration d'Albert de Saxe que nous reconnaissons en ce passage, où Paul de Venise se montre, à l'égard d'Averroès, si plein de mépris, si oublieux, par conséquent, des éloges dithyrambiques qu'en son Expositio super libros Physicorum, il décernait au Commentateur.

Malheureusement, l'inspiration d'Albert de Saxe se trouve bien souvent contrariée par la grossière ignorance où Paul se trouve des choses de l'Astronomie.

Voici, par exemple, un passage qui résume les propos du Philosophe parisien, mais qui, en les résumant, les charge d'une lourde erreur :

1. Pauli de Veneths Summa tolius Philosophiœ, Pars secunda, cap. III.

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