I. [/ES ASTRONOMES
nomes; constamment reproduit par les copistes, il éprouva de leur part plus d'une transformation.
Parfois, le titre de l'ouvrage est devenu 1 : Canones magistri Jo. de Lineriis Picardi, Ambianensis dyocesis, super magnum Almanac plane tarum composition y super meridianum Parisïensem. Les Tabulas magnse ont pris ainsi le nom à' Almanac planetarum que Guillaume de Saint-Cloud avait donné à Tua de ses ouvrages.
Parfois, la description de l'astrolabe universel a été séparée des tables et des canons, et copiée à part. L'astrolabe universel lui-même a pris divers noms, abrégé de l'instrument de Campanus, èqualeur ou saphea de Jean de Liniires; de là, des traités ainsi intitulés 2 : Abbreviatio inslrumenti Campani per Joanntm de Lineriis, site œquatorium Joannis de Lineriis, ou bien encore 3 : In stru mention sapheœ Magistri Joannis de Lineriis.
Quelques-unes des parties du livre dédié à Robert de Florence figurent, comme autant d'oeuvres distinctes de Jean des Linières, dans un manuscrit de la Bibliothèque Vaticane 4 qui porte les indications suivantes :
In hoc codice continentur : Instrinnentum armillarc . Johannis de Lineriis equatorium. Ejusdem de minutiis mimer arum. Ejusdem utililates astrolabii. Imagines stellarum fixarum.
On pourrait penser que le traité intitulé De minutiis numerorum reproduit simplement ce que l'ouvrage adressé à Robert de Florence disait de l'addition des minutes physiques ; on se tromperait; le traité que contient le recueil conservé par la Bibliothèque Vaticane est une œuvre beaucoup plus étendue ; il ne porte pas seulement sur les minutes physiques \ il étudie aussi les minutes vulgaires, c'est-à-dire les fractions décimales.
Sous le nom àWlgorismus de minutiis, ce traité se trouve reproduit dans un grand nombre de manuscrits 5 ; à Padoue, en 1483, et à Venise, en Î510, il a été deux fois imprimé à la suite de YAlgorismus de inlegris composé par Prosdocimo de' Beldomandi.
Chose remarquable : L'édition donnée à Venise en 1540 nomme l'auteur : Jo. de Lineriis Siculus ; ce même nom lui est donné par certains manuscrits c. Faut-il donc admettre que, hors Jean des