‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 76 sur 287 · Bibliothèque Mazarine, ms. n° 35i · texte numérisé non relu

Bibliothèque Mazarine, ms. n° 35i

V Expositio de Buridan commence au fol. ï, col. a, par ces mots : « Omnes homines natara scirs desiderant, signurn autem. — Iste est liber metaphysice considerans universaliter de entibus... » Elle prend fin au fol. 79, col. b, par ces mots : « Deinde arguit quod sing-ularia non sunt principia, quia de ipsis non est scientia ; ideo oportet ponere il la priora,.scilicet ultima de quibus sunt scientie. — Explicit expositio tocius libri metaphisice a Magistro Johanne buridam compilata, etc. »

Le manuscrit contient en outre V Algorismus de integris Johannis de Sacro Bosco et Y Expositio libri ethicorum Aristotelis a magistro Alberto de Saxonia.

A la fin (fol i56, col. c), on lit : Expliciunt expositiones metaphisice cum expositionibus ethicorum quas fecitfieri seu scribi de argento sociorum hujus collegii artistarum Reverendus philosophie mag-ister stephanus felicis magister tune temporis artistarum collegii Navarre cujus anima requiescat in pace Amen et mortuus fuit in dicta domo anno illo, scilicet anno domini M°ccc° nonagesimo II0, Die sabbati post festum beati dionisii et erat 22a octobris et jacet in sancto stephano. Ita est ante illud hostium (sic) per quod itur ad sanctam genovefam. Jacob de ultra campum navarre.

2. Johannis Buridam Expositio Metaphysicœ Aristotelis, lib. XII, cap. III ; ms. cit., fol. 70, col. b.

^ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE

Une seconde réflexion sera développée par Buridan dans ses Questions; la voici 1 :

« On doit remarquer que Ptolémée, dont, aujourd'hui, nous admettons l'Astronomie [eu jus modo Astrologiam habemus), sauve les apparences par le moyen d'excentriques et d'épicycles. Selon le Commentateur, ces excentriques et épicycles ne s'harmonisent pas bien avec les natures des corps célestes, mais ils suffisent bien pour le calcul et la détermination du lieu des planètes. Aussi les Anciens, au temps d'Aristote, n'usaient-ils pas de cette méthode, mais d'une méthode différente de celle qui a maintenant nos faveurs. »

Ayant alors exposé ce qu'Aristote dit du système de Galippe et d'Eudoxe, notre auteur ajoutait 2 :

« Je n'ai pas entendu dire qu'aucun des modernes ait l'intelligence de ces diverses grandeurs ; le Commentateur dit qu'en sa jeunesse, il espérait trouver un moyen de sauver toutes les apparences sans excentrique ni épicycle ; mais, devenu vieux, il désespéra d'y parvenir et abandonna tout cela. »

Ajoutons qu'à Eudoxe, qui attribuait au Soleil une déclinaison, Buridan faisait cette objection3 : « Ptolémée n'admet pas que le Soleil ait de déclinaison ; il suppose qu'il est toujours au milieu du Zodiaque » .

Telles sont les seules réflexions, intéressantes pour l'histoire des doctrines astronomiques, que nous rencontrions en Y Exposition de la Métaphysique rédigée par Jean Buridan.

Les Questions sur la Métaphysique 4, composées par le même maître, sont autrement riches.

Le mouvement lent de la sphère des étoiles fixes est, au temps de Jean Buridan, le principal objet des préoccupations des astronomes ; entre les divers systèmes proposés pour représenter ce mouvement, leurs préférences hésitent à se fixer; nous avons vu, par l'exemple de Gilles de Rome, que ce doute n'était pas moindre dans l'esprit des physiciens. Le scepticisme de Jean Buridan est

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