Ad Tacili Annalium... libros. nolae, 1569, p
3. Grisard les reproduit, p. 92 et suiv., d’après l’inventaire Chappe des Archives Municipales, 18, p. 306 verso.
4. Grisard le croit, à cause d’une dépense, mentionnée dans le dossier, de « 39 livres pour avoir faict graver les lettres des tables d’attente, etc. ». Il s’agit probablement, dit-il, d’une troisième inscript'on gravée sur le cadre en pierre qui entourait la Table Claudienne. Ne s’agit-il pas plutôt des deux inscriptions gravées sur le double panneau supérieur, « tables d’attente », puisqu'il fut posé avant le transfert du monument romain ?
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C’est au sculpteur Martin Hendrecy que fut confiée par le Consulat, Jacques Guignard étant prévôt des marchands, l'installation, en décembre 1657, des « deux tables d’airain.. dans laquelle (sic) est inscripte l'harangue... faicte par l'empereur Claudius », à l'Hôtel de Ville de la place des Terreaux, «au fond de la salle basse. du costé de la pollice » !; tous lestravaux nécessaires compris, et spécialement le soin de faire graver «au dessus de la dicte table d’airain…. l'inscription qui lui sera baiïllée par lesdits sieurs ». La Table Claudienne fut donc fixée ? contre le mur latéral du grand vestibule, à gauche en entrant, dans un vaste panneau à bordure sculptée qui existe encore, ainsi que, au-dessus, le cartouche rectangulaire où fut gravée l'inscription latine commémorative de ce transfert et de cette repose. Elle a été effacée pendant la Révolution, mais nous la connaissons par les historiens de Lyon, et d’abord par Menestrier ®: avec l’année, les noms du prévôt des marchands et des échevins, elle contenait cette définition du monument, plus exacte, nous le constaterons, que celle de Menestrier: Hoc Divi Claudii Rom(ani) Imper(atoris) Lugd(uni) nati proiure civitat(is) Galliae Comatae in senatu dicentis ad sen(atum) Lugd(unensis) colon(iae) pertinens monumentum* aeneis his duabus tabulis insculptum.…. Le tout est couronné d’un fronton brisé entre les branches duquel un socle subsiste qui portait « l’image du Roy », le buste de Louis XIV. Les deux figures colossales en bronze du Rhône et de la Saône, débris du monument équestre de ce même roi à Bellecour, démoli sous la Terreur, vinrent, les mauvais jours passés, rejoindre la Table Claudienne dans cette salle des pas perdus, la figure du Rhône posée devant la Table et la masquant à demi, celle de la Saône faisant le pendant du côté droit de la salle. C’est pourquoi Millin ‘, de passage à Lyon en 1804, se plaint d’avoir mal vu le texte et de n’avoir pu le collationner avec les copies qu’il connaissait.
La tradition littéraire, qui ne nous fournit aucun détail sur les deux premières installations ‘, et n’en fournit pas assez à notre gré sur la troisième, est notre seule source pour les suivantes qui ne semblent pas avoir laissé de traces dans les dossiers des archives. Artaud, fondateur et premier conservateur de notre Musée des Arts, nous apprend? que la Table Claudienne fut transportée, évidemment sur son initiative et par ses soins, de l'Hôtel de Ville au Palais Saint-Pierre, en 1814. « On doit », écrit-il modestement, «à M. le comte d’Albon, ex-maire, et au Conseil municipal de pouvoir contempler aisément ces tables d’airain dans le Musée et de les avoir fait sortir d’un endroit où elles étaient aussi peu en sûreté qu’inaccessibles aux savans et aux curieux ». Cochard $ abonde dans le sens d’Artaud: « Le sallon du fond est
1. Cf. Menestrier, Des divers caractères des ouvrages historiques, p. 509... « sous le grand vestibule auprès du tribuna de la Police. ».
2, « Dans la salle des pas perdus », dit Spon, Recherche..., p. 169 ; « sous l’entrée », dit Menestrier, ouvr. cité, Liste des Echevins, année 1657 ; «dans le vestibule », dit Colonia, Histoire liltéraire…, 1, p, 135. Comarmond aflirme faussement que les tables « furent plaquées contre l’un des piliers de la salle qui communique par des arceaux avec la grande cour (Descriplion du Musée lapidaire, p. 29).
3. Histoire civile ou consulaire, p. 109 ; Des divers caractères, Liste des Echevins, année 1657 ; Colonia, ouvr. cité, p. 147 ; Inventaire Chappe, 18, p. 315 ; Allmer et Dissard, Musée de Lyon, 1, p. 65; etc.
4. Que signifie au juste perlinens ? « Concernant le sénat de la colonie de Lyon »? Mais le rédacteur de l'inscription a bien vu qu’il s’agissait de la Gallia Comala, et non pas de Lyon. Il est vrai que Lyon sinon la colonie de Lyon — était la capitale de ladite Gaule. Si on résolvait ad sen (alores), on aurait peut-être un sens meilleur : ce serait une allusion au passage du discours de Claude concernant les sénateurs romains originaires de Lyon, à la fin de phrase : quando ex Luguduno habere nos nostri ordinis viros non paenitet, 1. 68 et suiv.
5. Voyage dans les déparlemens du Midi de la France, I, p. 452.