‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 16 sur 126 · Grisard, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

Grisard, ouvr. cité, p

». Ces deux pièces ont été publiées par Gauthier. Documents inédits relalifs à l'acquisition de la Table de Claude par les Conseillers de la Ville de Lyon, dans Revue du Lyonnais, 1860, 2: s., vol. 21, p. 33 et suiv. I n’en donne pas la cote. Gri-

Le ne les a pas retrouvées aux Archives municipales. 5. Pour toute cette partie de l'historique, cette Odyssée de la Table Claudienne jusqu’à son installation dans l'Hôtel de Ve actuel, je ne fais que résumer la documentation abondante et même surabondante de Grisard, ouvr. cité, p. 76 et suiv. L’exposé d’Allmer et Dissard, ouvr. cité, 1,63 et suiv., manque, pour cette partie, de précision et de substance.

Le ites

6. En novembre 1529 seulement, le calme revenu, on s'occupa de la Table Claudienne, dont l'installation projetée fut terminée en janvier 1530. Dans la cour de l'ostel commun qui avait son entrée principale rue Longue, au coin de l'actuelle rue Pléney, avec retour sur la rue Fromagerie longeant le bas côté nord de l’église Saint-Nizier, une « fenestre » ou arcade fut ménagée contre la paroi orientale, et la « médaille antique », le « tableau » ou la « table antique », comme parlent les pièces d’archives, y fut «affigée ». Un écusson aux armes de la Ville surmontait l’arcade moulurée. Bellièvre avait préparé, nous y reviendrons, un double projet d'inscription latine pour accompagner la Table Claudienne ; mais cette inscription ne fut sans doute pas gravée !. De l'installation que nous décrivons il ne reste aucun vestige, l'immeuble ayant subi des remaniements considérables aussitôt que le Consulat l’eut abandonné pour se transporter, en 1604, dans le nouvel hostel commun, maison de la Couronne, en rue Vandran, aujourd’hui rue de la Poulaillerie, n° 18.

Dès 1605, il chargea le sculpteur Philippe Lalyame de poser contre la paroi orientale de la cour une grande table en pierre très ornée avec un fronton par enroulement entre les volutes duquel s’éleva sur un piédouche le buste du roi Henri IV et dont les rampants supportaient les figures emblématiques du Rhône et de la Saône. Elle était divisée horizontalement en deux panneaux contenant deux inscriptions commémoratives, celui d’en haut, le plus grand, de l'érection du buste royal, celui d'en bas, du transfert de l'hôtel de ville. Au-dessous de cet ensemble furent « afligées » les «grandes Tables d’airain de la Maison de la Ville», en 1611. Le monument subit lors de ce transfert une mutilation regrettable: le fondeur Renard enleva «les moulures qui estoyent posees en icelles », aux « deux tables de lotton qui sont en la court »; de plus, il rogna « lesdites tables autour pour icelles rendre a la taille » du panneau qui devait les recevoir. La Table Claudienne avait donc auparavant un cadre antique, non pas sans doute venu de fonte, mais appliqué, soit en bronze, soit plutôt en plomb: le vieux commentateur de Tacite, Vertranius Maurus?, atteste qu'elle était, au milieu du seizième siècle, plumbo circum ornata. Probablement ce fut le très mauvais état de ce cadre qui en motiva l’ablation: on jugea qu'il déparait la Table. Une fois en place, la partie moyenne fut à deux mètres du sol d'alors, sensiblement inférieur au sol actuel, c’est-àdire que tout le texte se trouvait à bonne portée pour la lecture. Mais l'humidité fréquente du plein air lyonnais, dans une cour étroite et sombre, n’était guère favorable à la conservation. Des restes assez considérables de cetté deuxième installation subsistent, très abimés, masqués d’ailleurs en partie, moins par l’exhaussement du niveau de la cour que par une échoppe ignoble. Nous avons le texte des deux inscriptions commémoratives qui ne se rapportaient pas à la Table; nous ne croyons pas qu'il y en eût une troisième, relative à la Table.

1. Quoi qu’en dise Colonia, Histoire lilléraire de Lyon : Antiquités, 1,p. 135 : Elles «furent placées dans l’ancien hôtel de ville. avec une inscription latine de la façon de M.de Bellièvre »;et, d’après lui, Allmer et Dissard, Musée de Lyon, Inscriptions antiques, I, p. 63. Menestrier, Histoire civile ou consulaire, p. 108, dit seulement que Bellièvre proposa deux inscriptions pour accompagner les tables. Comp. Inventaire Chappe des Archives Municipales, 18, p. 329 : « Il proposa même deux inscriptions pour accompagner les tables ; mais elles n’ont pas été placées ». Grisard n’a pas trouvé trace au dossier d’une dépense pour un travail de ce genre.

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