Passage cité
7. Inscriplions antiques, p. 136, n. 4. Comp. Monfalcon, Monographie, 2° éd., p. 9 : « Lorsque le Musée tumulaire », il veut dire lapidaire, «eut été formé sous les arcades du Palais Saint-Pierre, le conservateur des Antiques eut la malheureuse idée d’y faire placer la Table de Claude (arcade V). Plaquée à une grande hauteur, contre un mur humide, elle ne pouvait être lue qu'avec une extrême difficulté et elle était exposée à une oxidation incessante ».
8. Comarmond, Descriplion du Musée lapidaire, p. 29, et Notice du Musée lapidaire, p. 9 ; cf. Boissieu et Monfalcon, passages cités. d j
Nous ne connaissons pas non plus avec certitude la date du second transfert opéré par Comarmond, mais nous pouvons affirmer qu'il ne fut point postérieur à 1853, puisque Monfalcon, cette année !, le mentionne comme chose faite. Les voyages de la Table Claudienne, dit-il, paraissent terminés: « Elle a été replacée dans la salle des Antiques... Dans le Cabinet des Antiques elle ne court aucune chance de destruction par l’oxidation »; c’est vrai; «ou l'incendie »; c’est au moins contestable. « Je me félicite d'avoir été pour quelque chose dans son dernier déplacement ». « Ces tables », enregistre Comarmond sans commentaire dans sa Notice de 18552, « qui figuraient sous le portique n° V, ont été transportées dans la salle des Antiques », la nouvelle salle ou galerie des Antiques, au premier étage de l'aile nord. « Elles y étaient placées au fond, du côté est, communiquant à la salle dorée où est exposée actuellement l’installation numismatique. Le panneau entre les deux portes n'étant pas assez large, elles empiétaient sur la porte nord, alors condamnée » ?.
Il est peu probable qu'un troisième transfert soit imputable à Comarmond, celui par lequel fut rendue malencontreusement à la Table Claudienne sa «place d'honneur » sous l’arcade V. Car elle y revint, à une date que nous ne pouvons préciser, pour y demeurer jusqu’en 1868. Allmer suppose avec beaucoup de vraisemblance que Comarmond, «après avoir fait monter la Table du rez-de-chaussée au premier étage à cause » des « vives réclamations du publie », n’aura pas voulu braver pareil mécontentement en la faisant «redescendre à son ancienne place ». L'auteur de ce transfert fut donc, selon toute probabilité, le successeur de Comarmond, Martin-Daussigny #, et il l'aurait opéré en 1859, lorsqu'il eut besoin du panneau couvert dans la salle des Antiques par la Table Claudienne «pour y dresser la statue de bronze de Jupiter, trouvée au printemps de cette même année dans le Rhône » *.
Enfin, le 20 août 1868, Martin-Daussigny étant conservateur, la Table Claudienne quitta une seconde fois le rez-de-chaussée pour être installée une troisième fois au premier étage, non pas dans la galerie même des Antiques, mais dans le vestibule de celle-ci $. Les travaux d'aménagement de ce vestibule qui comportaient, outre l'installation de la Table, la pose sur les parois d’un revêtement considérable, sinon total, constitué par des fragments de plusieurs mosa’ques romaines, durèrent assez longtemps ? et «la salle de Claude au Palais des Arts », comme l'appelle Martin-Daussigny %, ne fut ouverte au publie que le 25 avril 1869. La Table y était fixée au milieu de la paroi gauche par rapport à l'entrée, dans un cadre factice de ces mêmes mosaïques. C’est la place qu’elle occupe encore. Allmer trouvait «son installation satisfaisante de toutes manières » °. Peut-être vaudrait-il mieux dire qu’elle serait parfaite, si la
lumière était meilleure.
1. Dans sa Monographie, 2° éd., p. 9. Allmer à ignoré ce témoignage, puisqu'il a dit, ouvt. cité, p. 67 : « En 1854 ou 1855, la Table fut transférée de la galerie du rez-de-chaussée dans la salle des Antiques ».