‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 25 sur 126 · Voir Hirschsfeld, C. I. L., XIII, p · texte numérisé non relu

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ceux de Tschudi! et de Duchoul?, qui sont restés manuscrits. Le Suisse Acgidius Tschudi parcourt la France en 1536, Ses apographes épigraphiques sont parmi les meilleurs de ce temps ?. Pour les inseriptions de Lyon, pour le discours de Claude en particulier, il ne relève ni de Champier ni de Paradin. De celui-ci d’ailleurs il n'aurait pu lire, nous allons le voir, la copie définitive, puisqu'il est mort en 1572. Comme Bellièvre, il observe dans la sienne la division en lignes. — Le Lyonnais Guillaume Duchoul dédia son manuscrit des Antiquités romaines, premier livre, à François Ier, donc il le termina avant 1547. Sa copie du discours de Claude fut faite vers 1538, puisqu'il dit que la découverte remonte à dix ans. Elle

est en minuscules ; il l’a prise sur l'original, — L'Italien Gabriele Symeoni écrivait en 1559 L'origine e le .

Antichità di Lione, ouvrage imprimé seulement en 1846, dans la même collection que le Lugdunum priscum de Bellièvre et avec les mêmes défauts. Je ne connais pas sa copie du document, car l'éditeur s’est borné à reproduire, en capitales, les deux premières lignes de chaque colonne. Elle est précédée de cette note: « Nella corte della casa pubblica della città si vedono due tavole di bronzo rotte, trovate verso S. Chiaro » (indication peu exacte) «nel giardino di Lionardo S'pina (nouveau propriétaire du terrain Gribaud) 5. Symeoni n'a pas mieux vu que Bellièvre ce qu'était le document. — Un fait qui atténue beaucoup mon regret de ne connaître qu'indirectement ou incomplètement les trois témoignages ci-dessus , c’est que, restés inédits, les deux premiers jusqu’à présent, le troisième jusqu’au milieu du sièele dernier, ils n’ont exercé aucune influence sur la tradition. Au contraire l'influence de Paradin fut très grande.

3. A Guillaume Paradin revient, si je ne me trompe, non pas l'honneur d’avoir, le premier parmi les historiens de Lyon, reproduit à peu près correctement le texte — Bellièvre avait fait presque aussi bien que lui —, mais le mérite d’en avoir tenté l'exégèse. Dans son De antiquo statu Burgundiae, Lugduni, 1542, p. 115 et suiv., où il date, comme Champier, la découverte de 1529, sa copie en minuscules est aussi fréquemment et grossièrement fautive que celle de Champier, mais les fautes ne sont pas toujours les mêmes. Plusieurs passages de la tabula posterior — mais aucun de la tabula prior — sont résumés en marge: Flos coloniarum et municipiorum in senatum allectus. Viennenses in curiam allecti. Lugdunenses senatores Romae. Immobilis Gallorum fides. Dans les Memoires de l'histoire de Lyon, Lyon, 1573, p. 21- 25, et les Inscriptions antiques qui en forment l’appendice, p. 414 et suivantes, le texte est reproduit, là en minuscules italiques, avec plusieurs fautes graves et une ponctuation qui dénature souvent le sens, ici beaucoup plus correctement”, en capitales, les fins de ligne respectées. Le commentaire juxtapose,

1. Zbid., p. 258. Le manuscrit de Tschudi est un Sangallensis, n° 668 ; pour le discours de Claude, voir les p. 6 et suiv., 243 et suiv. :

2. Ibid., p. 258. Le manuscrit de Duchoul (ou Choul), en latin Caulius, est à la Bibliothèque royale de Turin, Voir fol. 80 verso et suiv. £

3. Du moins pour les inscriptions de la Gaule romaine, au témoignage de Hirschfeld. Car, pour les inscriptions de l'Helvétie, Mommsen porte sur Tschudi un jugement des plus sévères, dans Berichle der Sûchs. Gesellschaft der Wissenschaflen, 1852, p. 203 et suiv. — Gesammelle Schriflen. IV, 121 et suiv.

4. Hirschfeld, p. 260. Le manuscrit de Symeoni est aux Archives de Turin, A, VII, 1, 1. Voir, pour le discours de Claude, fol. 36-40. |

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