‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 33 sur 126 · Monogr., 2° éd., p. 33, note · texte numérisé non relu

Monogr., 2° éd., p. 33, note

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reur Claude prononça pendant sa censure pour appuyer la demande faite par la Gaule Chevelue d'avoir le droit de fournir des membres au sénat romain ». Boissieu a très nettement aussi vu et dit que Lyon n'était pas intéressé dans l’affaire: le discours fut exposé et conservé à Lyon, parce que Lyon était la métropole des provinces gauloises, et non pour autre motif. Ce que Boissieu ne doit pas à Zell se réduit à peu de chose. Sur la découverte, 1l a connu la pièce officielle, mais seulement par la copie de l'abbé Sudan, où la mauvaise lecture quatre ans, au lieu de quatre mois, l'induit à dater la découverte de 1524!. Comme Monfalcon, il se refuse à suivre Zell pour l'interprétation de l’apostrophe T'empus est iam.….. ; et il se refuse aussi à le suivre pour celle de l’allusion à la présence des Lyonnais au sénat: l’apostrophe n’est pas une interruption ; l’allusion ne concerne pas Claude lui-même et lui seul ; cette deuxième erreur, Zell l’a reconnue ensuite et corrigée ?. Ce qui appartient à Boissieu personnellement, c’est d’abord la réfutation décisive d’une hypothèse de Niebuhr acceptée par Zell: l'ordre relatif des deux fragments ne doit pas être changé ; ce ne sont pas deux tables, mais deux colonnes d’une seule table, et quelques lettres de la colonne de gauche se lisent, au delà de la cassure, sur le fragment de droite ; — c’est ensuite son évaluation de la partie perdue, qu'il fonde et sur « ce que nous connaissons des proportions de l’art antique à la bonne époque » et sur la comparaison des deux versions du discours: il manquerait de notre bronze à peu près la moitié en hauteur, et en outre une troisième colonne, ou plutôt une seconde table, qui devait contenir la fin du discours et le sénatus-consulte. Boissieu reproduit deux fois la Table Claudienne, d’abord en la gravure * d’un fac-simile très soigné, sinon rigoureusement exact ?, dont le principal défaut est, comme dans celui de Monfalcon, l'absence des lettres cachées à cette époque par le mastic qui soudait les deux fragments ; puis sous la forme d’une copie en capitales, respectant les fins de ligne, mais qui n’est pas toujours la transcription assez fidèle du fac-simile. Il faut avouer qu'au point de vue de la eritique verbale Boissieu est en régression légère par rapport à Zell: il connaît et il approuve la correction appellitavit ; mais il transcrit adcensus sans la moindre remarque. A la conjecture de Niebubhr, inter pluris, il préfère avec raison celle de Brotier, in pluris, parce que, dit-il, la place manque pour la première.

7. Tout n’est pas à dédaigner dans le travail, en somme peu estimable, de Comarmond, Description du Musée lapidaire de la Ville de Lyon, Lyon, 1846-1854, p. 29-405. Son fac-simile gravé 5 (planche 2, n° 27) est aussi bon que celui de Boissieu, il est incomplet de la même façon et pour la même raison. Sa transcription en capitales, qui respecte les fins de ligne, est fidèle. Sa notice historique apporte, nous l’avons vu, quelques renseignements utiles sur le transfert qui eut lieu, Comarmond étant conservateur. Quant à la découverte des Tables — le pluriel sera rectifié plus bas —., il ne sait pas choisir entre les dates

1. Monfalcon avait commis la même erreur, Hist. de Lyon, I, p. 95, note 2, pour la même raison. Avant eu, à l’époque de sa monographie, la copie de Grandperret, il l’a insuffisamment rectifiée, puisqu'il y date la découverte de 1527 et l’acquisition du 12 mars 1528 (Monogr., 2° éd., p. 3 et suiv.).

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