‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 35 sur 126 · Dans son fac-simile, 1. 57, il y a bien benificium · texte numérisé non relu

Dans son fac-simile, 1. 57, il y a bien benificium

5. Comp. Nolice du Musée lapidaire de la Ville de Lyon, 1855, p. 9 et 1. Ici est mentionné le transfert de la Table dans la salle des Antiques.

6, La gravure est de Chevron.

1528 et 1529 données par ses devanciers, et il ne connaît pas la pièce oîMcielle ; il répète de mémoire l'assertion de Menestrier, «en creusant un canal pour y faire passer les eaux d’une fontaine ». Sa description du document vaut la peine d’être retenue, tant qu’elle ne sort pas des généralités: unité de la table, forme des cassures, qualité du bronze, valeur inégale de la gravure, intervalles irréguliers des mots et des lettres, ponctuation, accents, alinéas; dès qu'elle entre dans le détail d’un examen ligne par ligne, elle se perd en minuties insignifiantes ou tombe en de grossières erreurs; par exemple, ligne 73: « Nous ferons remarquer que le graveur a fait un barbarisme en substituant l’o à l’u dans divom ». Mêmes défauts dans le commentaire qui suit, et souvent double, la description: avec quelques bonnes remarques empruntées à Zell, on y trouve quantité d’assertions personnelles, exégétiques et critiques, où se révèle toute l'ignorance paresseuse et prétentieuse de l’auteur, ignorance de la langue latine, ignorance des institutions romaines. Comarmond connaît par Zell la correction appellitavit ; il refuse d'accepter, parce qu'elle est trop longue, la conjecture inter pluris ; de celle qu'il a vue dans Colonia, in decuriis, et qui est trop longue aussi, il tire in curiis : «Ce passage aurait trait aux diverses fonctions du pouvoir consulaire, déléguées, soit aux sénateurs de Rome ou des Colonies, soit aux tribunaux proconsulaires ». Il défend adcensus, dont il fait le participe passé d’accendo, et il traduit: « dans l’ardeur d’un travail alors nouveau». La traduction qu'il a eu la témérité, moins sage que Boissieu, de joindre au texte, abonde en contre-sens, les uns traditionnels, les autres inédits !, On cherche vainement dans cette étude une définition de l'objet du discours: Comarmond se borne à citer, sans la prendre à son compte, maïs sans la repousser non plus, l'opinion de Menestrier, dit-il, qui est plutôt celle de Colonia.

8. Monfalcon avait pu se servir, pour la deuxième édition de sa monographie, du mémoire de Benech, La T'able de Claude dans ses rapports avec le droit public romain et gallo-romain, ou observations sur la monographie de la Table de Claude par J.-B. Monfalcon, Toulouse et Paris, 18522. Il y avait même répondu dans la Revue du Lyonnais par sa Lettre à M. Benech. Celui-ci ne s’occupe que des passages du discours qui concernent le statut politique des colonies, Lyon et Vienne. Il y soutient, après d’autres juristes, cette opinion bizarre que le statut des colonies fictives, comme Vienne, de celles qui n’avaient pas été fondées par deductio de vrais colons citoyens romains, était supérieur à celui des colonies, comme Lyon, qui avaient eu cette origine; Vienne possédait le us honorum, Lyon ne le possédait pas. Tous les arguments que Monfalcon oppose à cette théorie ne sont pas bons; maïs il y en a sur le nombre d’excellents, empruntés soit directement soit indirectement, par l'intermédiaire de Zell, au remarquable travail que venait de publier Zumpt, De coloniis Romanorum militaribus libri quattuor, dans le premier volume de ses Commentationes epigraphicae, Berlin, 1850, p. 193 et suivantes. L'opinion fortement motivée de Zumpt (surtout p. 370 et suiv.) est que Lyon posséda dès sa fondation la cité romaine optimo iure, donc le ius honorum.

9, Le même Zumpt a terminé son volume un peu plus récent des Studia Romana, Berlin, 1859, par une dissertation De propagatione civitatis Romanae, p. 325-380, dont nous ne saurions trop admirer, avec

1. Par exemple, dans le passage qui comporte la conjecture in euriis : « le pouvoir consulaire délégué aux tribunaux », traduisant : in curiis distribulum consulare imperium tribunosque. appellatos. è

2. Mémoires de l’Académie des Sciences de Toulouse et Revue de législation. — Dans la bibliographie, d’ailleurs riche et utile, de Schanz, Geschichle der roemischen Lilleratur, $ 359, le nom de Benech est devenu Daunou.

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