HISTORIQUE, BIBLIOGRAPHIE, DESCRIPTION
4. L'empereur Claude, en 47, ressuscitant une magistrature républicaine dont ses prédécesseurs avaient exercé le pouvoir, mais non porté le titre, se fit nommer censeur avec Lucius Vitellius pour collègue : ; et il accomplissait consciencieusement tous les devoirs de cette fonction. L'un des plus importants était la lectio senatus, la révision de la liste des sénateurs romains, de l'album sénatorial. A cette occasion, en 48, se produisit un fait politique considérable, sur lequel, en dehors du document épigraphique objet de notre étude, nous ne sommes renseignés que par le témoignage de Tacite?. Les notables de la Gaule Chevelue, primores Galliae quae Comata appellatur, ou, du moins, une certaine catégorie de ces notables, définie par les mots foedera et civitatem Romanam pridem assecuti, sollicita l’éligibilité aux magistratures romaines, us adipiscendorum in urbe honorum, et, conséquemment, l'accès au sénat romain, puisque la première de ces magistratures, la questure, était la sourcé normale du recrutement sénatorial; et, grâce à l'intervention de Claude, toute cette catégorie, ou seulement une partie, obtint ce qu'elle demandait, senatorum in urbe ius.
L'objet de la requête gauloise, donc celui du discours que l’empereur prononça pour la soutenir, est nettement défini par Tacite. Sa définition des auteurs de la requête n’est pas moins précise; mais les termes qu'il emploie ont besoin, pour qu’elle soit parfaitement claire, d’être d’abord expliqués. Le titre que bien des savants ont donné à ce discours, super civitate Gallis danda *, est vague en ce qui concerne la requête, inexact en ce qui concerne les requérants.
1. Surla censure de Clau®le, voir Tacite, Ann., XI, 13, 23-25 ; XII, 4-5 ; Suétone, Claude, 16 ; Vitellius, 2.-Cf. Zumpt
Sludia Romana, p. 326 et suiv. ; Groag, Claudius, dans Pauly-Wissowa, Real-Encyclopaedie, 111, col. 2802 et suiv. (avec bibliographie).