Voir aussi p. 437 et VI, p. 106, note 4, et
7. L’énoncé de cette opinion n’est pas absolument clair : «Le droit ne fut accordé d’abord qu'aux Fduens, ce qui veut dire qu’on admît alors dans le sénat seulement un ou plusieurs membres de cette nation... ». Il faut distinguer le droit à l'admission du fait de l’admission.
Gallia, 1892, p. 171 et suivantes, où se trouvent déjà tous les éléments de la notice ultérieure 1 et, en outre, le paradoxe de Zell et Mommsen ?, un fac-simile * de la deuxième colonne et la traduction de cette partie du texte par Allmer, telle quelle, — Jullian s'est inspiré, et il le cite #, de Duruy, Histoire des Romains, IV, p. 47, qui rend à l'acte politique de Claude plaidant pour les Gaulois un hommage quelque peu emphatique dans la forme, mais juste au fond ®.
20. Durant le dix-neuvième siècle, comme aux trois siècles précédents, beaucoup d’éditeurs de Tacite ont compris quel intérêt présente la Table Claudienne pour l'interprétation des chapitres qui contiennent et encadrent le discours de l'empereur refait par l'historien. Non seulement ils en ont annexé une copie à leur édition, mais certains d’entre eux ont même fourni une contribution utile soit à la critique du texte soit à son exégèse, dans un commentaire spécial ou dans leur commentaire des chapitres de Tacite. Ce n’est pourtant pas le cas des premiers que nous rencontrons. Naudet, dans sa réédition d'Oberlin pour la collection Lemaire, Paris, 1819-1920, 4, p. 474 et suivantes, n'apporte absolument rien de nouveau, bien plus se montre arriéré, puisque sa source est le Brotier de 1771: ses deux copies, l'une en capitales, l'autre en minuscules, ont la conjecture caractéristique in decuris, pour la ligne 88. — Burnouf, Paris, 1827-1829, II, p. 513 et suivantes, dérive aussi de Brotier, mais du Brotier de 1776: sa copie, en capitales, a, pour le même passage, la conjecture caractéristique in pluris. Moins arriéré que Naudet, sa contribution personnelle est d’ailleurs à peu près aussi insignifiante. —Bekker, Leipzig, 1831, 2, p. 584 et suivantes, semble ignorer Brotier et se rattache directement à Ernesti. C’est à Ernesti qu'il emprunte le titre et le texte de sa copie en capitales, mais en y faisant quelques corrections sans le dire : ligne 8: nec au lieu de ne, 22: appellitavit, au heu de appellitatus, T7: a censu, au lieu de adcensus. A la ligne 33, imp.…uris est conservé, ainsi qu’à la ligne 48 l’absurde recipiendos pour reiciendos. C’est à Ernesti encore qu'il emprunte les rares notes dont il enrichit le commentaire variorum de Gronov aux chapitres de Tacite. — Ruperti, Hannovre, 1832-1839, 2, p. 552 et suivantes, dépend surtout d’Ernesti, mais il connaît et il cite Brotier. Lui aussi, dans sa copie en minuscules qui provient de Juste Lipse par Ernesti, garde imp.…uris et recipiendos, et en outre ne; il corrige appellitatus en appellitavit d’après Niebuhr et adcensus en ab censu d’après Brotier, et il le dit. — Ritter, Cambridge, 1848, 2, p. 348 et suivantes, donne ce simple titre à sa copie en minuscules: Claudii imperatoris orationis quae supersunt, mais reproduit en note le titre traditionnel de Gruter-Ernesti. Il sait qu'appellitatus a été corrigé par Niebuhr en appellitavit ; il adopte, mais sans le citer, la conjecture du même, inter pluris, et, sans le nommer non plus, celle | de Zell, a census. I] lit correctement nec, reiciendos, Luguduno. Bref, il est en progrès, pour le texte, sinon sur Brotier, du moins sur Ernesti et ses disciples attardés. Son commentaire, ici et aux chapitres de Ta-
1. Ces mots dépassent la pensée de l’auteur, que Tacite « a étrangement... travesti la harangue de l’empereur ».
2, Pour Jullian, comme pour Bloch, Quid ergo etc. (45) est sans doute l'interruption d’un sénateur à qui Claude répond sur le champ.