‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 43 sur 126 · AD EE · texte numérisé non relu

AD EE

cite, contient quelques remarques personnelles intéressantes !, quoique tout n’y soit pas juste. — Le double progrès se marque nettement dans Orelli, dont la première édition est de 1846, la deuxième de 18592. Orelli s’affranchit tout à fait d'Ernesti. Le titre qu'il donne à sa copie en capitales (I, p. 341 de la 2e édition) le montre déjà: Claudii imperatoris de iure adipiscendo in urbe honorum Gallis concedendo orationis quae supersunt. Pour établir son texte il part du fac-simile de Boissieu, adoptant les corrections appellitavit de Niebuhr et a census de Zell, ainsi que la conjecture èn pluris qu'il déclare préférable à inter pluris, sans dire à qui appartiennent celle-ei et celle-là. Une autre conjecture est de lui-même, l'addition de is à la fin de la ligne 11. Nous avons vu ou nous allons voir que Hirschfeld, Haase et Niperdey l'ont approuvée. Le texte est muni d’un commentaire à la fois critique et exégétique, utile, ainsi que celui des chapitres de Tacite, mais nullement comparable à ceux de Zell et de Nipperdey. — Haase, Leipzig, 1855, I, p. 331 et suivantes, insère après le texte des Annales, et sans commentaire, « Imperatoris Claudii orationis de ture honorum Gallis concedendo habitae…. fragmenta Lugduni in tabula aenea servata », titre qui rappelle celui d’Orelli. Dans cette copie en minuscules avec indication des fins de ligne, nous retrouvons la conjecture d’Orelli, is, ainsi que in pluris. Une correction est originale, celle d’appellitatus en appellitatum, dont nous montrerons l’improbabilité ; quant à celle d’adcensus en ab census, que nous retrouverons chez Nipperdey et qui nous semble parfaite, je ne sais si elle est de celui-ci ou de Haase.

La première édition de Nipperdey, je veux dire celle des Annales avec notes allemandes, parut à Berlin en 1851-1852. Elle a été plusieurs fois réimprimée, sans cesse améliorée et tenue au courant, par l’auteur, de son vivant, et, après sa mort, depuis 1879, par Andresen. Le dernier tirage du second volume, à la fin duquel se trouve la reproduction de la Table Claudienne, est, à l'heure actuelle, le sixième, celui de 1908. Les commentaires qui accompagnent les chapitres de Tacite et le discours authentique de Claude sont parmi ceux qui me fourniront les meilleurs éléments pour mon propre commentaire. Quelque abondants qu'ils soient, on regrette qu'ils ne soient pas plus complets, car ils sont presque toujours justes. La copie en minuscules de la Table Claudienne, avec indication des fins de ligne et ponctuation moderne toujours correcte, constitue un modèle à peu près irréprochable tout ensemble d’émendation intelligente et de transcription fidèle d’un texte épigraphique. Elle respecte toutes les graphies insolites de l'original et même, scrupule excessif, nous le montrerons, les tmèses bizarres post modo (1. 53), familiares que (TO), in ad sueto (77), quam vis (79). Pour le début des deux colonnes, elle utilise les restitutions de Hirschfeld ; pour la fin des lignes de la première, avec les compléments certains de la vulgate, les conjectures is (1. 11) d’Orelli et in pluris (33) de Brotier, sans les nommer. De même la correction d’appellitatus en appellitavit reste anonyme. Nous avons déjà trouvé celle d’adcensus en ab census chez Haase. Quant à la récension. Nipperdey l’a faite d’après une copie en capitales communiquée par Ritschl et collationnée par celui-ci sur un estampage que Mommsen avait pris de l'original. De cette copie Ritschl a rectifié deux ou trois inexactitudes dans une note publiée en 1854 (Rheinisches Museum, IX, p. 443 et suiv.) et réimprimée au recueil de ses Opuscula, IV, p. 751 et suivantes. Comme de juste, l'influence de Nipperdey-Andresen a

été grande. Elle est manifeste dans les commentaires de Jacob, Paris, 1877, et de Furneaux, Oxford, 1901,

où les remarques personnelles tiennent cependant leur place, surtout dans le second. Il est étrange que

1. De même Waither, Halle, 1831, a de bonnes remarques dans son commentaire aux chapitres de Tacite, Mais il né reproduit pas la Table Claudienne.

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