‹ La Table Claudienne de LyonChapitre 60 sur 126 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

rei publicae translata est. Ce qui pourrait faire songer à une réminiscence, ce serait plutôt pertaesum est mentes regni, rapproché de: ut taedio regum maturius veniret libertas', et surtout de: nec nominis tum pertaesum esse.., superbiam violentiamque tum perosos regis ?.

La même observation, que Claude ne dépend pas d’une source certaine et précise, s'applique, pour le développement sur les magistratures nouvelles, qui coexistèrent avec le consulat ou s’y substituèrent momentanément, à quelques passages, sinon à tous les passages, qui ne proviennent pas du discours de Canuleius, je veux dire, d’abord, à la définition de la dictature, dictaturae hoc ipso consulari imperium valentius — la ressemblance est vague de cette définition avec les passages où Tite Live définit la dictature par rapport au consulat: Dictator pro iure maioris imperii consulem *.…. Cum summum imperium dictatoris sit pareantque ei consules. 4, ou qualifie ainsi le premier dictateur: moderatorem et magistrum consulibus 5 ; — puis, la qualification du décemvirat, decemvirali regno, qui rappelle ce que Tite Live dit de la troisième année de cette magistrature: id vero regnum haud dubie videri $, et qui privati fasces et regium imperium habeant * —; enfin, toute la mention du tribunat consulaire, toute celle de l'admission des plébéiens aux magistratures et aux sacerdoces. La première contient un détail qui ne provient certainement pas de Tite Live, le nombre de ces tribuns annuels, qui seni et saepe octoni crearentur. D'après Tite Live, il n’y en eut d’abord et longtemps que tantôt trois, tantôt quatre, en fait $, bien qu’en droit il pût y en avoir six *; puis, à partir de 349—405, il y en eut presque toujours six 1°; la première série de huit fut celle de 351—403 — octo, quot numquam antea creati —, la seconde et dernière, celle de 374—3801?. Ou bien, si Claude avait lu Tite Live, sa mémoire fut en défaut : le saepe, cette prétendue fréquence des séries de huit, doit être de son invention. Ici nulle source ne confirme Claude, et Denys d’Halicarnasse # confirme, en somme, Tite Live. Lors de la création, dans un conciliabule des patriciens, Appius Claudius avait suggéré les deux nombres huit et six; dans la séance du sénat, le porte-parole de Claudius, Titus Genucius, fit adopter le nombre six. Par contre, pour un détail du développement que nous étudions, les éventualités en vue desquelles fut créée la dictature, imperium.…. repertum apud maiores nostros, quo in asperioribus bellis aut in civili motu difficiliore uterentur, Claude semble bien avoir puisé à une source précise, la loi idéale de Cicéron'#, où il est dit qu’un seul magistrat ayant les pouvoirs de deux consuls, un dictateur nommé magister populi, sera créé quando duellum gravius [gravioresve|"$ discordiae civium

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