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datent de Galba et de Vespasien?, Son témoignage signifie que Vienne était colonie romaine au temps où il l'écrivait, sous Vespasien, rien de plus. |
Herzog trouve un second argument dans une inscription des environs de Genève, datée de 8 avant Jésus-Christ, où se lit cette dénomination: P. Decius Toutecei f(ilius) Voltin(ia tribu) Esumertus?. Le counomen et la filiation montrent qu'il s’agit d’un Celte fraîchement romanisé, la mention de la tribu prouve qu'il est citoyen romain. Cette tribu est celle qu'Auguste avait assignée ? à tous les citoyens romains présents ou futurs de la Narbonnaise, hormis ceux des colonies romaines antérieures à son principat ; e’est la tribu de Vienne colonie romaine. Genève est en pays allobroge ; donc P. Decius Esunertus est un Allobroge. Cet Allobroge est citoyen romain, sans avoir géré les magistratures municipales qui, dans les cités latines, procuraient à leurs anciens titulaires la qualité de citoyen romain ; du moins le texte ne contient et ne contenait * que la dénomination et une date ; donc les Allobroges en général étaient citoyens romains, Vienne était colonie romaine, en 8 avant notre ère. L’argument est fort, sinon décisif. On ne peut éluder la conclusion qu’en alléguant ou bien que cet Allobroge avait effectivement géré les magistratures municipales ou servi dans l’armée romaine, quoique le texte n’en fasse pas mention, ou bien qu'il avait acquis la qualité de citoyen romain, d’une autre façon, à titre individuel, virtutis causa.
Aux deux raisons de Herzog est venue depuis s’en ajouter une troisième, tirée par Kornemann 5 de l'appellation Colonia Lulia Augusta Florentia Vienna. Pourquoi la dénomination primitive Colomia Lulia Vienna fut-elle modifiée ? Parce que Vienne changea de condition. Son premier fondateur César l'avait faite colonie latine ; en la faisant colonie romaine Auguste fut son second fondateur. Que le chansement de dénomination signifie nécessairement cela, nous ne saurions l’admettre. D’une part, Vienne aurait pu — le texte unique où elle se nomme Julia Augusta n’est pas daté — prendre ces noms, si son fondateur en tant que colonie romaine fut, non pas Auguste, mais Gaius, comme nous allons voir que le pense Mommsen, puisque Gaius était lui aussi un Tulius Augustus; d'autre part, si la dénomination nouvelle remonte jusqu'au principat d’Auguste, elle peut signifier un autre bienfait de cet empereur que la collation du droit romain. La colonie de Lyon, dénommée par son fondateur Plancus Copia, s'appelle à partir de Claude Copia Claudia Augusta. Elle était depuis l’origine colonie romaine. Que devait-elle donc à Claude ? Non pas une seconde naïssance, comme Vienne à son second créateur, quel qu’il ait été, mais un ou plusieurs insignes bienfaits impériaux, peut-être son principal aquedue, celui du Mont-Pilat 6. Il suffit donc, si Vienne a pris dès le temps d’Auguste le nom de Zulia Augusta, pour qu’elle lait pris légitimement, qu'Auguste lui ait octroyé quelque avantage matériel analogue: comme Nimes, avonsnous vu, elle lui devait sans doute une enceinte fortifiée, muros portasque*.
Hirschfeld, qui n’a pas connu la preuve de Kornemann et qui néglige la seconde raison de Herzog après avoir réfuté la première, allègue$ contre son opinion que Vienne eut successivement pour magis-