‹ La table hypothécaire de VeleiaChapitre 15 sur 84 · Voir plus bas, p · texte numérisé non relu

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On est surpris de trouver au sud la cité de Lucques aux confins de celles de Veleia. On s'attendrait plutôt à passer, en ce haut pays, des terres de Veleia à celles de Luna, comme aujourd'hui de la province de Plaisance à celle de Massa-Carrara. Mais Luna, première ville de l'Étrurie impériale, était limitée comme cette région d'Auguste par la Macra, qui séparait l'Etrurie de la Ligurie^. Vers l'intérieur, elle ne dépassait pas les cimes qui séparent de la côte la vallée du Serchio. Or, tout ce pays de la Garfagnana est commandé par Lucques, et on passe du haut Serchio à la haute Macra par l'Aulla. Vers les sources de la Macra, on se retrouve dans la région du Taro. C'est de ce côté sans doute que les Lucquois touchaient aux Vcleiates. N'ayant pas assez de pâturages en haute montagne, ils prirent à ferme de la cité voisine de Veleia une partie de ses territoires. Il faut bien que Veleia se soit étendue fort avant dans la montagne au sud et au sud-est pour gagner contact avec le sol lucquois. Ce n'est pas trop de lui attribuer non seulement les hautes cimes des monts Bue et Ragola au fond du val Nure, mais peut-être le massif de l'Agona et du Penna qui commandent au nord la haute vallée du Taro-. Ainsi, dès l'abord, la cité de Veleia n'est pas située en un pays de plaine, mais dans une région de montagne, et même de haute montagne.

Bien plus, certains indices, chacun assez faible, mais qui prennent valeur l'un de l'autre, invitent à penser que Veleia ne disposait même pas, vers le nord, des collines subapennines. A Antognani, paroisse d'antique habitat, sise à trois kilomètres au nord de Veleia, on a trouvé une inscription, malheureusement très détériorée, qui nomme un Publicius Senex, sévir, ancien esclave public des Veleiates, et Lucius Granius Priscus, fils de Lucius^. Or, parmi les nombreux propriétaires que signale la table, on rencontre Lucius Granius Priscus, propriétaire en

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