‹ La table hypothécaire de VeleiaChapitre 58 sur 84 · Fund. Trantianum dans l'inscription · texte numérisé non relu

Fund. Trantianum dans l'inscription

sans relations entre elles. Les possessions des Annii sont au voisinage de chaque groupe. Or, les Annii ne possèdent en Domitiiis que deux biens. Il faut donc que le domaine de Cn. Antonius Prisons se soit déjà assez bien composé. Il ne lui reste plus qu'à détruire de médiocres adversaires. Et déjà \e pagtts Domitiiis ne suffit plus à son ambition. Il a passé en Bagiennns.

Si l'on compare- la propriété de Cn. Antonius Priscus en Domitias à celle de ses parents en Alhensis, on est frappé à la fois de ressemblances et de différences importantes. Toutes deux sont locales, mais l'une est autochtone, l'autre est en quelque sorte étrangère au pagus; l'une s'est développée lentement, l'autre a conquis presque d'emblée le sol. Toutes sont aménagées en fonds, mais, tandis que les Antonii àWlhensis reculent devant le snltiis, Cn. Antonius Priscus fait bon voisinage avec lui. Aux frontières de Domitiiis et à'Ehorens, il possède même une terre, le fundus Vorminianiis Precele, dont la possession implique la jouissance de fractions de la montagne apennine, l'Apennin Areliascus et Caiidalascus. Les domaines d'Albensis et xîelui de Domitius cherchent tous deux à se rassembler, mais, tandis qu'en Albensis la division renaît, en Domitius le groupement commence. Les Antonii à' Albensis et Cn, Antonius Priscus n'ont pas encore de très grosses fortunes foncières, mais, parmi les Antonii, c'est celui qui a émigré qui est de beaucoup le plus riche. C'est déjà l'acheteur de biens, mais, des traditions de la famille, il garde assez le respect pour ne pas s'éloigner trop d'elle et acquérir ses terres aux quatre coins de la cité.

AUTRES TYPES DE GRANDS PROPRIETAIRES. — Quelques autres grands propriétaires peuvent se classer dans la même série que les Antonii. Mais des nuances les distinguent d'eux et les distinguent entre eux.

En Bagiennns, C. Vibius et les Naevii ont leurs terres ramassées en un bloc, ayant achevé pour leur compte l'évolution que continuent en Albensis les Antonii; mais C. Vibius et les Naevii sont bloqués de toutes parts par de puissants voisins. Leurs efforts ont avorté. C. Vibius n'a groupé qu'un domaine médiocre, les Naevii se partagent le leur comme pour s'offrir plus vulnérables aux coups de leurs adversaires.

En Jiinoniits et en Floreius, M. Virins Nepos, L. Granius Priscus, C. Dellius Proculus sont, comme les Antonii, les descendanls de

vieilles familles. A l'exemple de ceux à'Albensis, M. Virius Nepos

se cantonne en son pagiis Junonius, dont un seul de ses biens

l'éloiene. Au contraire, C. Dellius Proculus et L. Granius Prises) '

eus, comme Cn. Antonius Priscus, ne se tiennent pas attachés à leurs terres patrimoniales. Même C. Dellius Proculus n'en possède plus vine seule. Les furidi Delliani sont passés aux mains de C. Coelius Verus et de Mommeius Persicus*. Par contre, de Floreius, C. Dellius a gagné les deux /?a^7 voisins, Salntaris ei Junonius. De même, L. Granius s'est laissé tenter par les terres de Junonius, de Statiellus et de Snhius. C'est qu'ils ont trouvé devant eux une petite propriété plus résistante, dont la vigueur se marque non seulement à sa survivance même, mais encore à la division parcellaire, dont les biens de L. Granius Priscus et de C. Dellius Proculus donnent idée.

Ce n'est pas que ceux-ci n'aient cherché à grouper leurs terres. Les fundi Graniani Afraniani, avec l'Apennin Laevia, touchent au fundus Valerianus Laevia^. Le fundus Metilianus et le fundus Junianus sont voisins entre eux'^ et sans doute attenants au fundus Cassianus et aux forêts Sujfitanae'^. Une grande partie des fonds de L. Granius Priscus s'étend ainsi aux confins de Floreius et d^Nerculanius, à proximité des domaines de Petronius Epimeles et de Valerius Parra. De son côté, C. Dellius Proculus possède aussi en cette région quelques terres-^. Mais c'est en Junonius que sa famille ou lui-même ont, d'une seule acquisition, conquis un gros domaine de 155,000 sesterces, le fundus Afranianius Mancianus Bittelus Arrunlianus^. Enfin, parcelle par parcelle, C. Dellius reconstitue les fundi Covhellianus Asellianus Egnatianus~ .

Mais cette œuvre de composition des terres est ici très difficile. En Junonius et Floreius, le sol est déjà meilleur qu'en pagus de haute montagne. A prix égal, la superficie d un bien est moins forte; il est donc, avec les mêmes moyens de fortune, beaucoup plus pénible dé joindre ses possessions. En outre, devant la résistance des petits et les convoitises rivales des grands proprié-

4. 4, 2-3, voisinage commun des Avilli et de Petronius Epimeles.

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