et
taires, l'effort d'acquisition doit se disperser, se porter non seulement aux différents coins du pagiis, mais encore au delà de ses limites, si bien que tout espoir d'un groupement futur du domaine disparaît.
Aussi, devant les difficultés qu'ils rencontrent pour l'acquisition des biens particuliers, ces propriétaires portent déjà leurs ambitions sur le sol qui appartient à la cité. En effet, à la différence des Antonii, M. Virius, C. Dellius et L. Granius paient un impôt vectigalien. Il est bien difficile de reconnaître les terres sur lesquelles il porte nommément. Pourtant, il est remarquable que ces trois individus possèdent des saltus, des forêts, des fonds de nom étranger conquis sur le saltus, que L. Granius et C. Dellius soient voisins sur un point des Lucquois, que C. Dellius le soit aussi des Veleiates. Il semble déjà que le vectigal pèse surtout sur le saltus et sur les fonds aménagés voisins de possessions communes d'une cité. Ces propriétaires ont ainsi acquis la jouissance de véritables communaux primitifs qu'ils ont ou non défrichés. C'est là l'originalité de leur domaine.
Il est pourtant surtout constitué en fonds, en terres de pleine propriété, comme celui des Antonii. Comme le leur, il ne s'étend pas au delà des pagi limitrophes de celui où se développa d'abord leur effort. Il reste de valeur médiocre. Cn. Antonius Priscus et M. Virius Nepos sont les plus riches, et pourtant leur fortune est de 310,000 et de 351,000 sesterces. Ils n'atteignent même pas le cens équestre. Fils de Veleiates, ils restent attachés à un coin du pays dont leurs ambitions ne s'éloignent guère.
A cette vieille propriété des pagi de montagne s'oppose la nouvelle des pagi de la plaine et de la colline. En Herculanius, L. Virius Fuscus et P. Publicius Senex ont des domaines déclarés 269,000 et 271,000 sesterces^ M l'un ni l'autre ne supportent de vectigal. Leurs terres leur appartiennent donc sans restriction. Pourtant, ni L. Virius. m P. Publicius ne sont de familles depuis longtemps installées en //r/r«/r//?f//.s. Ils n'ont pas de fonds à leur nom, et, si l'on ne peut rien dire des origines de L. Virius Fuscus, il est certain que P. Publicius Senex est un affranchi et probable qu'il fut esclave public des Veleiates*. Ce sont de nou-