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OO LA TABLE HYPOTHECAIRE DE VELEIA.

veaux venus dans le pagus. Ils ont trouvé devant eux une petite propriété solidement constituée, disposant encore de fonds d'une valeur normale et restés généralement rebelles au morcellement. Çà et là, P. Publicius Senex et L. Virius Fuscus ont pu s'emparer d'une terre, mais ils n'ont pas composé un domaine d'un seul tenant. Ils ne peuvent guère songer à l'établir.

Il en est tout autrement de M. Mommeius Persicus en Ambitrebiiis. Il vient, lui aussi, dans le pagus. Il n'y a ni ancêtre, ni famille qui l'y attache depuis plusieurs ou même une seule génération. Même son cognomen permet de soupçonner en lui l'affranchi. Mais c'est un affranchi millionnaire. En Amhitrebiiis, où la petite propriété avait sauvegardé jusque-là beaucoup de ses fonds, il a fait rapidement une véritable rafle de terres cultivables. Son action a même été si énergique, ses moyens si puissants, que son domaine apparaît assez groupé. Il est presque en entier situé en Ambitrebiiis, où il est constitué de vingt-cinq fonds. Quelquesuns s'assemblent facilement autour à\\ fundus Cabardiacus^ , qui, à lui seul, est une grande propriété de 210,000 sesterces. Ce sont le fundus Aeschinianus [Aestinianus] Antistianus Cabardiacus^, le fundus Lereianus^, le fundus Olijtnpianus'*^, le fundus Minicianus (Mucianus) Vettianus^ et sans doute le fundus Attionus^', le saltus Attianus avec ses dépendances^, le fundus Albianus^, le fundus Messianus^ , le fundus Statianus avec sa colonie l*^'. Toutes ces terres, sans être à la fois dans les à^wn pagi Vercellensis et Ambitrebius, ne sont pas loin du territoire de Plaisance, dont quelques-unes sont limitrophes. A l'intérieur même du pagus Ambitrebius, M. Mommeius possède toute une série de fonds, dont les voisins ne sont pas nommés, sans doute parce que M. Mommeius est à lui-même son propre voisin. L'inscription reconnaît explicitement que certains de ses biens se touchent i'.

'lO. 2, 44.

Au delà d'Ambitreùius, Mommeius Persicus n'est pas sans avoir quelques propriétés. Mais il ne recherche pas la montagne. Sauf un vieux fonds de Florenis^, un autre de Luras^, un saltus de Su/eus^, toute la partie de son domaine qui n-'est pas en Ambilrebius est située dans des poi^i de la cité de Plaisance, surtout en Venerius, qui appartient à la fois aux deux cités, et en Vercellensis, territoires voisins àWmbitrehiiis.

M. Mommeius Persicus détient quelques saltus, c'est même pour eux qu'il doit payer un i'ecti'gal. Mais ils sont chacun de valeur très médiocre, et pris ensemble ils ne sont estimés au plus que 100,000 sesterces sur un engagement total de 1,200,000. M. Mommeius est donc le tvpe du grand propriétaire de fonds. Il est probable qu'il vit au milieu de ses terres, car il les déclare lui-même. C'est un riche parvenu installé dans la région, au centre d'un pagiis qu'il accapare pour la seule culture.

D'autres préfèrent aussi l'agriculture à l'élevage, le fonds au saltus. Mais ils le recherchent aux limites des ptigi- Petronius Epimeles déclare le fiindus Carnifanianus et Ventilianus aux confins à'Herculanius et de Floreius^: Q. Accaeus Aebutius Saturninus, les fandi Aiitoniani tout proches en Albensis de la frontière de Velleius'. P. Albius Secundus fait profession de deux biens, l'un en Domitius au voisinage d' Albensis, l'autre situé à la fois en Doniitius et Junonius^. C'est sans doute le même P. Albius ou Albius Secundus qui a des terres en Moninas' , entre Libarna et Veleia: en VerceJlensis, tout près d'Ambitrebius^.

L. Maelius Severus et surtout C. Volumnius Epaphroditus se sont constitué des domaines de même nature, mais plus importants. Celui de Maelius Severus est plus dispersé. Mais les deux j,'roupes les plus compacts s'étendent en Medutius, au voisinage de terres communes appartenant aux Lucquois et aux Veleiates'*, et en Junonius, aux confins de Domifius^'\ Olui de C. Volumnius

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