I, et
h. 4, 94-9.'i, el i, 99.
6. Dans l'inscriplion des Lij^ures Héhiens, une des (erres est estimée A son prix d'arbal (2, 07), les autres le sont sans doule a leur revenu. Gl'. Ilenzen, Tab, alim, lUtrh., p. 65.
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se trouvaient dispersés. Ou bien ils ont profité des occasions d'achat qui s'offrent au moment du partage d'une succession et mis la main sur une partie de l'héritage, sur des parcelles de fonds. Plus tard seulement, en une seconde vente, ils ont acquis les autres morceaux. Ainsi ces différentes parties d'une même terre peuvent-elles faire l'objet de deux estimations distinctes. Si \q pindus Minicianus Vettianus et le ft/ndus Ohjnipiands^ appartiennent à la fois à M. jNIommeius Perslcus et à Lucilius Collinus qui se les partagent, si en outre ces deux fonds ne sont, pas associés de la même façon dans l'engagement de chacun des propriétaires, c'est qu'ils n'ont pas été abandonnés d'une seule pièce, en même temps. Sans quoi il est bien probable que l'un des deux copartageants actuels les eût acquis entiers. Mais ces deux terres ont fait l'objet d'une première division, et Lucilius Collinus ou sa famille en ont acheté la part disponible. L'autre se dissolvait et, tandis que la moitié à\\ fiindus Ohjmpianus formait un élément à part, la moitié du fiindus Minicianus Vettianus s'associait à d'autres fonds. A son tour, Mommeius Persicus acquit successivement la première et la seconde propriété, l'une seule, l'autre avec les terres auxquelles elle était combinée en domaine. Ainsi peut-on s'expliquer que les fiindi Minicianus Vettianus et Olympianus soient entre les mains de deux possesseurs et dans chaque obligation groupés en des professions distinctes. Ils ont été achetés par portions en des lots différents.
Mais, depuis le moment de la vente, la valeur de chaque bien pouvait avoir changé, d'autant plus que l'acquisition* était plus ancienne . L'exploitation pouvait l'avoir transformé, avoir augmenté ou diminué son revenu. Surtout la rente du fonds dépendait des conditions économiques de l'époque. A défaut d'une meilleure estimation, on s'en tenait sans doute à celle que fournissait naturellement le prix d'achat, mais on en préférait une autre. Il est dit dans l'inscription- que Glitia Marcella déclara le saltus Drusianus et deux colonies qui furent estimés, d'après leur revenu, à 100,000 sesterces (gui ex reditu aestimatus est hs c). C'est une indication unique dans la table de Veleia,.où la profession générale des biens est faite par chaque propriétaire sans qu'on sache le principe sur lequel ses chiffres sont établis. Elle aide heureusement à sa découverte.