‹ La Tache Rouge, volume 1Chapitre 53 sur 86 · APS · texte numérisé non relu

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à un accent hautain. AE.

nf Et puis, continua Jéricot au lieu de répondré, ce

a la fortune. On ne sait pas ce qu'il a de rentes, ce ba-

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ron, malgré son faste, et lui-même ne pourrait pas le

‘dire. C’est le Crésus des Crésus. Quand des hommes

comme lui ont un amour dans la tête, je ne parle pas du

cœur, ça va bien, mazette ! Vous savez, on lui demanderait un million de pots-de-vin pour cette histoire-là

qu’il le làcherait tout cru!

Le visage de la comtesse était écarlate.

Loin de baisser les yeux sous son regard menaçant, Jéricot ajouta, avec un petit rire sec :

.— Après ça, vous comptez peut-être lui en demander deux?

Et il se prit à rire bonnement.

— Combien, vous dois-je? s’écria la comtesse en une explosion de colère.

Jéricot baïissa enfin les yeux, mais il ne perdit pas son

sourire. |

Il remit les papiers FAR sa poche, excepté la pièce en question, comme il l’appelait, quoiqu’on .n’eût encore parlé d’aucune pièce.

Celle-là il la laissa glisser dans son chapeau pour garder la liberté de ses mains et faire craquer tout douce-

- ment les articulations de ses doigts. :

Dans le courroux de M°° d’Agave une RES

«gta se montra. . | ° ne foi, répliqua Jéricot, qui semblait de je en

ut. *

- plu à son aise, Me la éviitésée me prend sans vert. Je w’ai apporté que la dernière note. Au total, à vüe de . pays, c’est dans les deux mille ou deux mille cinq cette 4

— Est-ce que vous avez perdu la tête, monsieur’ Vie * - tur? ;

— Ou peut-être quelque chose de plus, Hs celui-ci.

— Une pareille somme 7 At. 470

— Je n’ai pas ons la tête, bonne bcp peine 3

* sommes bien loin de compte tous deux avec nos trois mille Aie en RE usé la note past me % |

n'avait pas d'autre but que de prendre vôtre avis sûr son établissement. Voulez-vous que nous én éättôns ? Le : — Certes, fit la douairière qui s’efforgaît éii väif &. ‘

donner à sa voix un accent bienveillant; certès, tblre >

. Esther est une charmante fille, je l’ai connué toùt enfant 4h ai souvent songé à son avenir. est-bien de la‘bonñté que. vous avez eu, rép

; ans ep vous le rend fidèlement;tälleg, car

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Le à Le + 2.

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2 Voyez-vous, des minettes comme Esther qui n'ont pas.

eu de maman- pour les diriger, pas de parents pour les ‘conduire au Conservatoire et les'en ramenér, pas d'amis non plus; et dont le papa n'avait pas le temps dé lets ‘ prodiguer des caresses, ça a un drôle de petit caractèré.

Ga plie quelquefois; mais ça sè redresse comme si c'était eh acier. Esther est bien bonne pour moi, bien douce.

Ah! le pauvre cher cœur ! elle se met en quatre pour me faire plaisir, car elle sait d’où nous sommes partis; élle

. m'a vu mauger du pain sec plus d’une fois sans que je fusse en pénitence, et il n’y avait pas encore bien longtemps qu’elle a pli d’orgueil et de joie en laçant son

premier corsage de taffetas noir. Oui, celle-là connaît ce qu’elle me doit et ce que m’aura coûté chacun des écus

- de 5 francs de sa dot; mais si jamais on se-fâchait ensemble, tenez, j'aurais peur. C’est trempé comme un ci-

seau à froid; ça coupe tout, et s’il me fallait choisir, j’aimerais mieux me battre avec vous qu'avec elle.

— Vous battre. avec moi! répéta la comtesse plus inquiète encore que scandalisée.

Jéricot eut un singulier rire.

. — C’est impossible, pas vrai? demanda-t-il.

Puis il ajouta en changeant de ton :

-. — A cause du respectueux dévouement que j'ai pour

— Jamais vous ne m’avez parlé de la sorte, M: Victor. É — C'est vrai que je suis tout drôle, reprit Jéricot d’un air bon enfant; j’ai eu froid aux pieds ce matin, en attendant. Mr° la comtesse, et ça m'’a porté sur les nerfs, car il m’a poussé des nerfs depuis que j’ai quelques pe-

.. tites rentes; tout le monde a des nerfs à présent. En un

mot comme en mille, voilà : Esther a trouvé un grand parti; nous allons épouser un cousin de M”° la com-

tesse.

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