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"LA TACHB ROUGE
Il mouilla le bout du crayon qu'il tenait à la main, et | écrivit une note en marge de son papier.
Les joues de la comtesse étaient de nouveau écarlates;
elle reprit avec un emportement qui n’avait point de mo-
{ tif apparent : " se
. — C’est uue faiblesse et une làcheté que de n’avoir 14
pas laissé couper le cou à cette femme, à ce monstre qui
a été notre déshonneur et notre ruine ! elle avait soufflé.
le feu, il y eut un incendie, car votre instruction crimi-
nelle n’y voit goutte, suivant l'habitude : il y eut tout
bonnement combat entre les deux frères pour cette Adèle;
qui trompait le cadet avec l'aîné. , de
M. Victor, qui la regardait attentivement, hocha la
LR tête et murmura : ; a
— C’est un autre point de vue, mais il manque de vraisemblance.
# — J'étais là! s’écria la comtesse, qui frappa du pied;
pensez-vous que le témoignage de mes yeux ne vaille pas
vos paperasses? 11 me semble que je les vois encore : c’é-
taient deux beaux, deux fiers jeunes gens, ce Raymond
et cet Albert. Il y avait des discussions entre la mar- /
quise et son geudre pour la dot d’Adèle, qui n’a-
vait pas été versée. Comme dédommagement, on de-
vait mettre Albert à la tête d’une grande entreprise
dont les fonds étaient faits par la marquise, c’est-à-
“dire par le comte Raymond, son âme damnée, qu’on