‹ La taille de la vigne: étude pratique et comparée des divers systèmes deChapitre 59 sur 74 · C. — TREILLAGES MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

C. — TREILLAGES MÉTALLIQUES

On utilise, depuis quelques années, pour le dressement de la vigne, des treillages entièrement métalliques, très appréciés en raison de leur solidité et de leur durée. Le seul reproche qu'on puisse leur adresser est qu'ils exigent une mise de fonds assez élevée ; mais, grâce à la diminution progressive du prix du fer, il est vraisembla-

ble que dans un avenir prochain les treillages en fer occuperont une place importante dans les vlgnoblefi.

Même avec les prix actuels, ces installations, à cause de leur très grande durée, sont en somme plus écomiques que les treillages comportant du bois, en ce sens

Fit;. ^^O- ~ Poteau de lâte de Taufflieb et Chaussard.

que les frais-de premier établissement peuvent être répartis sur un très grand nombre d'années. La somme représentant l'amortissement devient dès lors inférieure à celle nécessitée par la confection de treillages avec piquets en bois.

Perraud, s— édit.

1* Choix et installation des piquets en fer

Les fers à T sont les plus employés. On fait également usage de fer cornière en U, ou mi-rond creux. On doit porter toute son attention sur le choix des piquets de télé qui ont à supporter la tension des fils. Diverses dispositions ont été imaginées.

MM. Taufflieb et Chaussard, à Issoudun, construisent des jambes de force composées de deux barres A A {fig, 240;, assemblées parallèlement par des entretoises C, maintenues fixes par un arc-boutant E, ùxé par un boulon F. Montants et arcs-boutanta sont encastrés à la base dans des plaques en fonte et D que Ton appuie, dans les sols mouvants, sur une pierre pllate ou une brique.

Les raidisseurs B, en nombre égal aux rangées de fils de fer, sont percés d'un trou dans lequel on passe le fil, que Ton tend au moyen d'une clé.

Un autre modèle est celui de M. Longepierre, à Maçon, représenté par la figure 241.

Le piquet droit porte, à la base, deux trous pour le passage de goupilles que Ton fixe, au moment de la

Fig. 2 il. — Piquet de Longepierre avec semelles.

mise en place, au-dessus de la semelle inférieure d'aborcj et au-dessus de l'autre lorsque la précédente est couverte de terre. La semelle de l'arc boutant est maintenue par deux goupilles placées Tune au-dessus et l'autre audessous.

La figure 242 montre la disposition adoptée par M. Ventouillac, de Lavaur (Tarn). Ces piquets de tête sont en fer à T de 30 X 30""" ou 25X ^ô"", et sont munis de plaques d'amarre.

Le plus souvent on se

contente, pour fixer les

piquets de tête, de sceller les fers droits et les

arcs-Lioutanls dans un

bloc de béton moulé

d'avance ou fabriqué au

moment de la pose, en

coulant du mortier dans

des trous pratiqués à la

place des piquets. Ce Fig. îi2. - Piiiuola de venu

procédé est excellent, mais un peu coûteux.

La figure i43 montre un piquet de tête tenu ]

arc-boulant rivé en R, Ce point de lixation serai haut sur la figun traction des tro A, B. C était égali cbacun d'eux. Ma néralement, le fil rieur étant le plus et, par suite, le pi du, le point R doi rapproché du so entre les fils A et Les piquets en tôle peuvent être ment consolidés à

de culées, ainsi que nous l'avons indiqué pour la fi

des piquets en bois. (Voir pages 252 et 253). La figure 241 montre un piquet de tête oblique

lils de culée sont attachés aux mêmes points R, R\ R" que ceux de la ligne.

M. Rousset, de Saint-Victor-sur-Loire (Loire), construit,

Fig. 244. — Autre méthode d'amarrage du piquet de tête.

entre autres modèles, des poteaux de tête d'une seule pièce, du genre de celui représenté par la figure 245.

Quant aux piquets intermédiaires, ils sont maintenus

Fig. 245. — Pi(iuet de te te avec arc-boutant.

tantôt par une barrette triangulaire appliquée verticalement, la pointe en bas (fig. 242), tantôt par une semelle placée horizontalement, traversée par le piquet (fig. 241); une goupille placée au-dessus s'oppose à ce que le piquet puisse s'enfoncer au delà de la profondeur à laquelle est

enterrée la semelle. Certains constructeurs placent à la base du piquet un socle en tôle ou en fonte. Enfin, on peut également fixer les piquets intermédiaires par un scellement au mortier fait à l'avance ou au moment de la mise en place.

On trouve, dans le commerce, des fers de diverses dimensions dont les trous, pour le passage des fils de fer, sont percés à la hauteur voulue. Il est bon de ne pas descendre au-dessous des sections de Ifô X 25"" pour les fers à T ou cornières, et de 25 X IS""" pour les fers demironds creux, si l'on veut établir des treillages durables.

Pour assurer aux piquets de fer une très longue durée, il convient de les passer au minium avant de les mettre en place et de renouveler le badigeonnage, surtout au niveau du sol, après avoir enlevé la terre, tous les quatre ou cinq ans.

A titre de renseignement, nous reproduisons le tableau ci-après, emprunté à l'ouvrage de M. Carré, indiquant les poids approximatifs des fers employés comme piquels.

2* Installations des fils de fer

Quelques viticulteurs, par raison d'économie, se contentent d'établir deux étages de flis de fer. Cette disposition offre des inconvénients. Pour éviterque les sarments retombent de chaque côté des rangées, on est obligé de les rogner très courts, sinon ils gênent la circulation, font trop d'ombre aux raisins qui mûrissent moins bien et, par l'eatassemenl des feuilles, empêchent la bonne exécution des traitements anticryptogamiques.

Dans les terrains très maigres cependant, où la végétation est faible, deux rangées de llls de fer, à 30 ou 40 centimètres l'une deVautre, peuvent à la rigueur suffire.

DlMËNâiONS en

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