‹ La taille du rosier, sa culture, ses belles variétésChapitre 43 sur 69 · MALADIES ET INSECTES NUISIBLES AU ROSIER · texte numérisé non relu

MALADIES ET INSECTES NUISIBLES AU ROSIER

Le rosier franc de pied est rustique et peu sujet aux maladies, surtout s'il est cultivé dans un sol convenable ; ayant la faculté de repousser du pied, il a bientôt reformé une nouvelle tête si la première vient à périr. Mais si le rosier est greffé sur tige, il ne peut être rajeuni et périt souvent par suite des glaies et chancres dont cette tige est communément couverte.

La brûlure ou durcissement d*écorce. Si le rosier est de faible végétation, par suite du mauvais sol, d'une exposition peu aérée, d'une taille vicieuse, ou de l'emploi de sujets trop âgés, la tige cesse de grossir, l'écorce non dilatée devient rugueuse et se durcit, la sève ne peut plus circuler et le sujet dépérit.

Le chancre. Sur les tiges d'églantiers qui ont souffert de la transplantation et sur les vieilles tiges du rosier franc de pied, il se produit quelquefois des chancres secs qui s'étendent peu à peu en longueur et causent la perte du sujet.

On écorce superficiellement avec la serpette les rosiers à écorce durcie et chancreuse; puis, après cette opération, qui se fait de préférence en mars, on enduit la tige d'un mélange

de bouse de vache et de terre argileuse ; le rosier reprend alors une nouvelle vigueur s'il n*est pas vicié par les racines.

Le blanc des racines, oïdium leuconium. Cryptogame sous forme de moisissure en filaments blanchâtres^ qui s'étendent peu à peu sur Técorce des racines et les font périr. Le contact du fumier par les racines, les fortes plaies, une plantation tardive, remploi de vieux sujets d'églantiers, telles sont les causes de cette terrible affection qui ne tarde pas à faire périr le rosier. Une plantation mal faite, laissant des vides entre les mottes de terre, cause égalemenf le blanc ; ces vides se garnissant d'une moisissure qui s'étend sur les racines voisines.

Le blanc des feuilles, erisyphe pannosa. Cryptogame en filaments blanchâtres entre-croisés, qui se développe en juillet sur les jeunes pousses, puis sur les feuilles plus âgées. Certaines variétés sont plus exposées à cette afîection, les rosiers des Indes en sont rarement atteints, excepté leurs jeunes sujets de semis. Le rosier géant-des-batailles est communément attaqué du blanc, ainsi que les rosiers forcés, les jeunes semis et ceux qui sont privés d'air et de lumière.

La fleur de soufre, projetée sur le feuillage aussitôt l'apparition du blanc, le fait disparaître promptement.

La rouille, vulgairement le rouge, uredo rosœ^ Les feuilles sont piquetées de taches jaunâtres qui paraissent à l'époque des sécheresses, une autre sorte de rouille, ïuredo pinguis, s'étend le long du pétiole des feuilles et du pédoncule des fleurs. On retranche les rameaux par trop attaqués par ces cryptogames, puis on pratique le soufrage.

De nombreux insectes à l'état de larves nuisent au rosier. Nous citons ici les plus remarquables, et ceux qui lui causent le plus de préjudice.

Lemans du hanneton dévore les racines du rosier et fait de grandsravages dans certaines plantations d'églantiers, qui alors se flétrissent subitement; si, à ce moment, on découvre les racines, on y trouve l'insecte qui les dévore. Il est avantageux de planter de la salade, de l'oseille, ou des fraisiers, près des

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