MALADIES ET INSECTES NUISIBLES
rosiers : le mans se porte sur ces plantes. Si on voit qu'elles se flétrissent, on les déchausse pour le saisir.
Le cétoine doré, coléoptèreverdàtre et cuivré, ne nuit pas au rosier; il se loge au centre de la rose épanouie et en relève réclat par le vif contraste de ses teintes métalliques.
Le cynips du bedeguar, cynips rosœ, introduit ses œufs sous récorce de Téglantier des haies et plus rarement sur les rosiers des jardins; sa piqûre y produit une touffe moussue d*un effet singulier*
La mouche à scie, tenthrède ou h^lolome de la rose. Mouche jaunâtre qui dépose ses œufs sur les jeunes pousses du rosier; les larves qui en sortent détruisent les boutons et le feuillage.
Un certain nombre d'espèces de la mouche à scie nuisent au rosier; les unes percent les boutons, les autres s'attaquent aux feuilles ; la plus connue est celle dont M. Margotlin a étudié avec tant de soin le développement. Elle porte communément le nom de mouche jaune à scie, et paraît à la mimai, époque de l'accouplement. La ponte commence le matin de bonne heure, jusqu'à dix heures; puis la mouche quitte le rosier et va chercher sa nourriture sur d'autres plantes ; elle se pose de préférence sur les feuilles du fenouil et du persil. A cinq heures, elle revient au rosier et recommence sa ponte.
Cette mouche introduit une pointe en scie qui termine son abdomen dans l'écorce des rameaux charnus, et y fait, dans le sens de la longueur, quinze ou vingt piqûres sur une longueur de trois centimètres environ.
Le rameau piqué se recourbe, et le bouton cesse de grossir ; puis, quinze jours après la ponte, il en sort de fausses chenilles verdàtres, pointillées de noir, qui dévorent les feuilles sans attaquer leurs nervures.
Fin juin, ces fausses chenilles s'enfoncent en terre, forment un cocon et se changent en chrysalides ; trois semaines plus tard, en juillet, elles sortent de terre à l'état de mouches, et recommencent la ponte. Une seconde génération de fausses chenilles naît au commencement d'août; elles s'enfoncent en
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terre la troisième scaiaiue du même mois^pom* sortir à l'état de mouches à la mi-septembre; quinze jours après, les œufs de ces mouches éclosent, donnent une troisième gdnëration de fausses chenilles, qui s'enfoncent en terre à la mi-oclobre, pour reparaître au printemps à l'étal de mouches.
Les ravages causés par ces larves durent une grande partie de la belle saison : aussi voit-on dans certains jardins les rosiers dépouillés de leurs feuilles et de leurs fleurs. On les cherche sous les feuilles, puis on coupe les rameaux piques par les mouches; une fois flétris et à terre, les larves qu'ils contiennent périssent faute de nourriture.
M. Margottin conseille de planter du persil à peu de distance du rosier, les mouches s'y posant le jour, leur chasse devient facile, faite à la main ou avec un filet à papillon.
Nous avons employé avec succès le procédé suivant pour détruire ces mouches et les autres insectes ailés qui nuisent aux jardins. A partir d'avril, on enduit une planche ou une ardoise avec de la mélasse dans laquelle on a ajouté une petite quantité de colle forte chaude et liquide. Les mouches attirées se prennent à ce piège gluant.
Le puceron, aphis rosœ, — Ce puceron verdàtre couvre souvent toutes les jeunes pousses du rosier, et particulièrement ceux qui ont une végétation languissante. Sa destruction est difficile, cir de nouvelles générations reparaissent immédiatement si le rosier est fortement attaqué.
Nous avons essayé un certain nombre de préparations, tant en poudre que liquides, et les résultats ont été très-variables. Certaines nuisent même à la végétation : quelques gouttes de benzine agitées dans un litre d'eau ont brûlé les feuilles du rosier; le tabac en poudre, en fumée ou en dissolution, donne d'excellents résultats, mais ce procédé est coûteux. On peut remplacer le tabac par la morelle des champs et par les feuilles de tomate; on met ces feuilles dans un vase rempli d'eau bouillante, puis on asperge les rameaux avec cette eau refroidie.
Deux cent cinquante grammes de savon noir dissous premièrement dans l'eau chaude, puis ajoutés à trente litres