B. N., fr. 18 479, f° 127 (imprimé
LR Roy et à Nosseigneurs de son Conseil sur les propositions des officiers des Eslections ‘, 1654. |
A partir de 1654, l'activité du syndicat se ralentit, les circulaires cessent de paraître”, les assemblées n'ont plus lieu régulièrement; mais les délégués continuent à venir à Paris. En mars 1661, le roi décide de prohiber leur réunion’, mais sa défense demeure lettre morte : il faut un nouvel arrêt, le 17 mai 1662, pour les renvoyer « dans les lieux de leur demeure, à peine de prison ». À cette date seulement, disparait le syndicat.
Son activité fut employée à défendre les droits des officiers contre la fiscalité royale. En 1648, il concourut à la révocation des intendants*; en 1652 il obtint le rétablissement des gages suspendus l’année précédente; en 1654 il fit rétablir les charges d'élus dont le gouvernement ordonnait la suppression‘. Les doléances qu'il présentait à cette occasion à la Cour des Aides faisaient de leur misère un tableau impressionnant :
« Depuis trente ans on a exigé de nous, par des voyes extraordinaires, plus de deux cens millions de livres. Combien depuis ce temps