L. du 21 août 1682, À, N. G
5. Clém. IT, 75, note; cf. 1. de Colbert de Maulevrier 4 sept. 1670, M. C. 155, ° 199, lettre de l’intendant Voysin, 11 oct. 1670, Clairamb. 792, p. 351 : ces paroisses avaient été déjà dégrevées les années précédentes d’après Ja lettre de Maulevrier citée plus loin.
demande cette faveur, quoique celles que vous m'avez accordé pendant les années précédentes, bien que très considérables, n’ayent pu ancor obliger personne à se présenter pour afermer ma terre1, »
La fille de Colbert avait épousé le duc de Chevreuse, fils du duc de Luynes : celui-ci obtint que sa terre de Luynes fût particulièrement recommandée à l’intendant?, et que celle de Fondettes, près de Tours, eût sa taille réduite pendant trois ans à très peu de chose. La duchesse douairière de Chevreuse obtint pareille protection en 1668 pour sa paroisse de Houdan, près de Versailles #.
Les grands seigneurs de la cour sollicitent de Colbert les mêmes faveurs. Mademoiselle de Montpensier lui recommande sa ville d'Eu en 1682: il donne des ordres en conséquence à l'intendant, en ajoutant seulement : « en quoy toutefois vous devez une justice égale à tous les sujets du roy* ». La marquise de Piennes fait favoriser ses terres de Picardie par l’intendant d'Amiens : « Soyez persuadé, écrit Colbert à ce dernier, que je prendrai part à l'obligation qu'elle vous en aura ». Le duché de Lavallière est spécialement ménagé®. Le marquis d'Antin, fils de Madame de Montespan, adresse des « sollicitations pressantes » au ministre pour faire soulager « les terres qui lui appartiennent dans les élections d’Astarac et de Rivière-Verdun »: il est vrai qu'il n'obtient satisfaction qu'à demi : Colbert transmettant sa requête à l'intendant ajoute : « Il faut que vous n'y ayez égard qu'autant que vous estimerez que cela pourra s’accommoder avec le service du roy, estant bien difficile de se défendre de donner quelquefois de semblables lettres, quoyque ce soit contre mon sentiment et avec assez de répugnance ? ». Mais Colbert ne tenait pas toujours ce langage. Le 27 septembre 1663, le comte de Saint-Aignan, dont le fils devait épouser quelques années plus tard la fille du ministre, lui demande « de considérer la misere des pauvres habitans de Loches, et de faire qu'ils soient soulagez aux tailles et au sel », et Colbert écrit en marge du billet : « Un mot de recommandation dans la depesche de M. de