Levasseur à Colbert, 14 avril 1665, M. C. 12824, f
5. L. de remerciements des échevins à Colbert, 18 nov. 1665, Depping, I, 747.
6. Remarques de Nicolas le Hot, publ. par G. Vanel, Caen, 1905, art. Hérouville. Sur l'acquisition de cette terre, voir Clém. VII, 64, 139 et 393.
taille de la paroisse s’abaisse à 1173 1. en 1674, 1000 1., en 1677, et 600 IL. en 16791, et l’on ne peut encore pas assurer que ces sommes aient jamais été payées, car le régisseur de Colbert pour cette terre est le sieur Cousin, receveur général de Rouen. Les terres voisines de Blainville et Creuilly, que Colbert acheta en 1675 et 1682, furent l'objet de faveurs analogues.
La protection du ministre s'étend tout naturellement aux terres de ses parents. On l’a déja vu pour le Marais-Vernier, appartenant au jeune Louis son fils. Lorsque ce même personnage reçut du roi, à ‘âge de quatorze ans, l’abbaye de Bonport, près de Pont-de-l'Arche, l'intendant de Rouen à la première nouvelle fit ses offres de service à Colbert, qui répondit : « Je ne refuse point l'offre que vous me faites d’en prendre quelque soin dans les visites que vous ferez de la généralité? ». Trois mois après, Colbert apprenant que cinq hameaux dépendant de l’abbaye et composés de 53 feux payaient autant de taille que les 100 feux du reste de la paroisse de Montaure, écrivait à Leblane : « Je vous prie d'examiner si cela est véritable, et de me faire scavoir s'il ya quelque raison qui ayt pu donner fondement à cette inégalité, et si la justice qui doit estre observée dans le régalement des tailles désireroit que ces cinq hameaux portassent une moindre partie de la taille, parce qu'en ce cas on y pourroit remédier? ». Leblanc dut amplement satisfaire son ministre, car quelque temps après 1l lui adressait une lettre de remerciements en ces termes : « Je vous suis si sensiblement obligé de l'honneur de vostre protection et des bontez que vous avez pour moy. que je ne puis assez vous en rendre grâce; j'ay un si profond respect pour les personnes qui vous appartiennent, que je souhaitterois leur pouvoir tesmoigner le zèle et l'attachement que j'ay pour leur service‘ ».
Colbert de Maulevrier possédait dans la généralité de Tours la terre de Maulevrier et un groupe de paroisses aux environs; en 1670 il obtint de son frère pour ses domaines une diminution de taille de 8000 1. « Je vous remercie, écrit ensuite le ministre à l’intendant qui a réparti cette décharge, du soin que vous avez pris des paroisses qui appartiennent à mon frère ». L'année suivante encore, Maulevrier demande une nouvelle diminution
de 15900 I. :
« C’est une charité, dit-il, que vous ferés à bien des pauvres, des vefves et des orfelins, car ce n’est que pour ces gens là que Je vous