‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 140 sur 466 · Aujourd’hui Saint-Jean du Corail · texte numérisé non relu

Aujourd’hui Saint-Jean du Corail

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7. Ibid., f 320. Cf. d’autres exemples dans Depping, III, p. 5, 81, 247, etc.

8. Leblanc à Louvois 3 décembre 1679 : « J’ay eu un soin particulier au dernier département des terres de M. le duc de La Rocheguyon et leur ay donné

ville ‘, les terres dépendant des commanderies de Saint-Lazare ?. Il transmet aux intendants des recommandations de la part de son domestique*, ou du frère d’un de ses commis *. Une seule fois dans les lettres que j'ai lues il fait des réserves à sa recommandation, et c’est lorsqu'il transmet à Dugué l'invitation de la reine-mère à favoriser les terres des missionnaires établis à Caen. Bornez-vous, lui dit-il, à « considérer un petit plus les terres qui leur Peuvent appartenir que les autres dans l'assiette des tailles », mais il serait injuste de leur donner à eux seuls la diminution de 8 000 1. accordée à toute l'élection : « Je ne vous celleray pas, M. que j'ay esté estrangement surpris de voir que des gens qui ne nous preschent que l’excessif accablement des peuples par les levées que l'on fait sur eux, et la charité envers les pauvres, sollicitent pour leur profit particulier la diminution d’une grâce que le roy à accordée à une eslection ruinée par la mauvaise récolte de deux années consécutives 5 ».

M. de Saint-Pouange recommande pareillement à Leblanc la mère et le beau-frère d’un de ses domestiques : « La veuve Couturier, qui demeure au village de Laroque, a un fils aupres de moy que j'aflectionne, et comme je souhaiterois bien contribuer au soulagement de sa famille, je vous serois sensiblement obligé, Monsieur, SI, lorsque l’on renouvellera la taille, vous vouliez bien la taxer d'office et faire en sorte que le nommé Jean Langlois, son gendre, ait quelque modération. Je me flatte que vous voudrez bien me donner des marques de vostre amitié en ce rencontre 5. »

Souvent. les intendants devancent les ordres ministériels. Foucault raconte comment, discrètement, il exempta presque une paroisse de M. Pussort, oncle de Colbert, dans la généralité de Poitiers : « J'ai eru, écrit-il à son père, qu'il étoit plus à propos de luy laisser donner avis de cette diminution par son homme d’affaires que de le luy donner moi-même? ». Son père trouve cette diserétion de bonne politique; « il est bon, répond-il, que M. Passort soit informé de ce bon office, mais il faut que ce soit par tout autre que par vous, et que son fermier lui en donne avis. » Il ajoute : «Il a son secrétaire, M. Hersan, qui est trésorier de France au Bureau de Poitiers; il faudroit voir si

3 800 1. de diminution. Je dois faire dans peu une imposition de 75 000 1. sur la généralité pour rendre une rivière naviguable [La Risle}, elles profiteront de vostre protection ». (B. N. fr. 8761, fo 17%)

TS UC ENTER ONE 1e paroisse de Lamerville, qui est dans l’eslection d’Arques, m'appartenant, je ne puis m’empescher de vous suplier de traiter favorablement les habitans dans lPimposition des tailles que vous allez faire, et a AE tree que je prendrai sur mon compte le plaisir que vous leur ferez ».

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