‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 175 sur 466 · NOMBRE DE PAROISSES · texte numérisé non relu

NOMBRE DE PAROISSES

Ayant des collecteurs d'office.

Total. TE —————— 1680 1681

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D'après ce tableau, les nominations d'office n'étaient pas nombreuses : elles ne touchaient que 3,5 paroisses sur 100 en 1680 et un peu moins de 5 en 1681. Mais il ne faut pas oublier que depuis trois ans Leblanc s’efforçait de réduire les nominations, même au prix d'illégalités flagrantes ; ces chiffres sont donc probablement un minimum au-dessous duquel on n'était pas descendu auparavant. On peut aussi constater que pour une même élection, les nombres n’ont pas beaucoup varié

d’une année à l’autre. C’étaient toujours les mêmes paroisses J P ,

en effet, qui avaient des collecteurs d'office. L’intendant de Morangis, qui exerça successivement dans les deux généralités

2. Ibid. Il est vrai que le 17 novembre 1684, il écrit que ses efforts ont eu des

résultats, le nombre des nominations d'office étant « beaucoup moindre » que celui des années précédentes : il a porté sur 40 paroisses des 1 234 qui composent la généralité.

3. Ces 46 nominations se décomposent ainsi : 32 faute d’avoir nommé des collecteurs à la date prescrite; 11 parce que le nombre des collecteurs dépasse les chiffres réglementaires; 3 à la suite de décharges de collecte accordées. (Arch. mun, Bayeux, rôles de taille.)

d'Alençon et de Caen, nous explique qu'en certaines localités, « les habitants craignent de nommer un collecteur qui les peut hausser, et ils aiment mieux s'en raporter au receveur des tailles » qui désigne aux élus celui qu'il faut nommer'. « Il est difficile, dit-il encore, d'engager les paroisses à en nommer quand une fois elles ont pris l'habitude d'en laisser nommer

d’office?. »

1. Lettre du 9 octobre 1679, À. N. G7 71. Sur le rôle du receveur, cf, ci-dessus, p. 141 et la note 2,

2. Lettre du 16 juin 1684 (A. N. G7 213). Le 23 novembre 1681, il écrivait déjà la même chose; à son avis d’ailleurs, les nominations d’office faites par les receveurs seraient beaucoup moins préjudiciables aux paroisses, parce qu'ils sont intéressés surtout à bien faire asseoir la taille, tandis que laisser nommer les collecteurs par les élus, c’est rendre ceux-ci « maistres du détail de l'imposition ».

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