Ibid., p. CCXXXIV
h. Ibid., p. CCLII. ; ;
5. Sur les rapports entre de Sève et Colbert, voir la lettre de ce dernier à de Sève fils lors de la mort du père, Clém. II, 258, n. 2. Sur d’Aligre, voir Clém. I, p. 98, 100, 198. Pussort était frère de la mère de Colbert el servit entièrement le contrôleur général dans toutes les circonstances. Boucherat devait à Colbert, notamment, son intendance de Guyenne. ; $ net
6. Denis Marin, sieur de la Chasteigneraye, né à Auxonne en janvier 1601, était fils d'un petit marchand; amené à la cour par un de ses parents éloignés, il avait épousé en secondes noces Marguerite Colbert, de la branche de Terron. Il
puis il l’a fait nommer maître des requêtes {, Ainsi Colbert est assuré du dévouement et de l’obéissance de tous ceux qui l’entourent; sa volonté unique dirige toute l'administration des finances.
La taille ayant son origine dans les besoins financiers extraordinaires du roi, l'acte initial de l'imposition était l'indication de la somme qui devait faire face à ces besoins. Ainsi, par son principe même, la taille est un impôt de répartition. On commence par fixer la somme totale à lever, puis on la répartit entre les différentes circonscriptions. L'opération comprend quatre degrés :
1° entre les généralités ;
2° entre les élections de chaque généralité ;
3° entre les paroisses de chaque élection ;
4° entre les contribuables de chaque paroisse.
Chaque année le roi arrête en son Conseil des finances la somme nécessaire pendant l’année suivante « pour l'entretenement des maisons royales et de ses troupes et autres dépenses nécessaires » et pour les gages, appointements, droits et autres « charges » de chaque recette générale. C’est d'après ce chiffre que le montant de la taille sera fixé; en d’autres termes, le roi commence par dresser son budget de dépenses ; il arrête ensuite son budget de recettes.
En juin 1661, alors que Fouquet était encore surintendant, la somme fixée pour l’année suivante était de 41534672 ke Mais le jour même de l'arrestation du surintendant, Sa Majesté déclarait « qu'Elle prétendoit administrer ses finances... avec une telle économie et une si Juste dispensation, qu'Elle espéroit
dans peu se mettre en état de soulager ses peuples au delà de
ce qu'ils pouvoient espérer ? ». Aussi, à la première séance du
fut successivement trésorier général des fermes (1638), conseiller d'Etat (1648), intendant d'armée, enfin intendant des finances en mai 1650. Lors de la suppression de huit charges d’intendants des finances, il perdit sa fonction, mais reprit peu de jours après la succession d’un des réservés, M. de Mauroy, décédé. De ses quatre fils, l'un devint intendant d'Orléans et premier président au Parlement d'Aix; l’autre succéda à son frère à l’intendance d'Orléans ; un troisième servit à l'armée. Une de ses filles épousa le marquis d'Oppède, ami de Colbert et président au Parlement d’Aix (cf. Amanton, Recherches biographiques sur Denis Marin, avec notes pour faire suite aux Recherches, Dijon 1807, B. N. Ln27 10778. — Glém. IT, p. 241, et B. N. fr. 7 654, f° 42).
1. La mère de Desmaretz était Marie Colbert, sœur du ministre, On trouve déjà le jeune homme dans les bureaux de son oncle en 1665, alors qu’il n’a que seize ans (Clém. VII, 345). De maître des requêtes il devint directement intendant des finances, ce qui était un avancement extraordinaire.
Un autre intendant des finances, Hotman de Fontenay, est allié à Colbert : il a épousé Marguerite Colbert, cousine du ministre.
2. Lettre de Brienne fils à son père, 5 septembre 1661 (publ. dans J. de Boislisle, Mémoriaux du conseil de 1661, t. IIF, p. 128).
conseil des finances, fut-il résolu que le brevet de la taille serait diminué de 3 millions de livres! : l'imposition de 1662 fut donc réduite à 385346721.°. C'était une mesure de bonne politique, suggérée sans doute par Colbert, mais il ne faut pas en exagérer la portée; depuis longtemps les non-valeurs pour la taille étaient très élevées, et le roi savait qu'il ne recouvrerait pas, à beaucoup près, toute la somme imposée; il ne faisait donc qu'abandonner une chose qu'il ne pouvait avoir. Mais il témoignait par là sa bienveillance pour les peuples, et leur donnait un encouragement précieux.
Pour 1663, le brevet arrêté en mai 1662 monte à 38128209 1., soit une diminution d'un peu plus de 400 000 I. Les années suivantes encore, on fit des réductions, si bien qu'en 1665, le brevet s'élevait seulement à 33860000 I. Dans son mémoire écrit en 1663 pour servir à l'histoire du roi, Colbert disait : « Le roy travaille à enrichir les peuples par la diminution des impositions * ». Tel était bien le but qu'il se proposait. Il aurait voulu réduire le montant de la taille à 30 millions; mais dès 1666, il fallut renoncer à ces réductions, le roi voulant mettre sur pied une armée considérable. Le brevet alla donc de nouveau en augmentant, pour atteindre 35 685 000 I. en 1669. Après la paix de 1668, on reprit les réductions ; jusqu'en 1672, le brevet se maintint au-dessous de 34 millions. C’est en 1672
u’il fut le moins élevé de toute la période : il montait à 33 306 881 1. Mais dès 1673, les besoins de la guerre obligent Colbert à consentir un relèvement. Chaque année le chiffre s'élève et on arrive à la somme de 40 152000 I. en 1678, puis après la paix, on redescend aux environs de 34 millions. En 1683, le dernier brevet arrêté par Colbert s'élève à SR DADUE: Le ministre ne put donc autant qu'il l'aurait désiré « enrichir
les peuples par la diminution des impositions » ds