‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 35 sur 466 · Mémoires de Foucault, éd. Baudry, p. 366 et · texte numérisé non relu

Mémoires de Foucault, éd. Baudry, p. 366 et

3. Ces discussions sur la surcharge relative de telle ou telle conscription étaient très anciennes. Aux Etats de 1484, les Picards se déclarent surchargés : « Il est aisé, disent-ils, d’avoir la preuve de ce fait dans le bailliage d'Amiens et ses environs, où deux cultivateurs, l’un étant des nôtres et l’autre son voisin, quoiqu'ils eussent une aisance égale, n'étaient pas assujettis à une taille égale, et pour 3 1. que le premier payait, le second en payait 2 au plus » (Journal de Masselin, trad, française, p. 471). Or, les Normands leurs voisins souliennent pour leur compte la même thèse : « dans les villages situés sur les limites de la Normandie, disent-ils, le paysan normand paie une cote deux fois plus considérable qu’un autre paysan son voisin, qui a les mêmes moyens et demeure hors de nos limites (ibid., p. 477).

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