Ci-dessus, p. 430. : ARS
7. En 1661, 1663, 1675, dans la généralité de Rouen, les receveurs particuliers « ne peuveut pas se résoudre » à accepter un taux de remise fixé par le roi, mais on parvient à les y contraindre (M. G. 121, f° 324; À. D. S.-Inf., C 1164, # 21; B. N. fr. 8759, f° 41). De même ceux de Caen en 1665 (A. D. Calv., Procès de Cairon), et ceux d’Alencon en 16%2 (let. du 27 juillet, A. N. G7 71).
8. L'intendant d'Alençon écrit le 15 novembre 168% qu’on ne peut confier l’exercice au receveur de Conches, parce qu’il « n’est pas en estai de faire aucune avance, feroit des frais immenses et ruineroit l’eslection pour soustenir ses payemens. » (A. N. G1 71).
gion ne soit employé au recouvrement de ses deniers! ». Un arrêt du Conseil du 19 août suivant interdit aux receveurs généraux de traiter « avec aucune personne de la R. P. R.? », et le ministre y joignait des instructions sévères pour ses subordonnés : 1l faut, leur disait-1l, « entièrement exclure » des recettes ces individus; « il n’est pas question de scavoir si la dépossession des receveurs ou employés de la R. P. R. retardera la recette ou non;vous devez seulement tenir la main à ce que la volonté de S. M. soit ponctuellement exécutée ». En 1681, en 1682, en 1683, il renouvelle les mêmes ordres, impitoyables #.
Mais en Normandie, un seul receveur à notre connaissance appartenait à la religion réformée, c'était celui de Pont-l'Evêque, Pierre Lancement de Pierrefitte. Une lettre anonyme de février 1681 le dénonçait à Colbert comme ayant des commis huguenots et faisant l'exercice de sa charge « sous le nom d'un misérable dont il se sert pour faire sa recepte* »; mais l’intendant après enquête reconnait que cette dénonciation, due « à des fripons du Pont-Levesque », est calomnieuse : « le sieur de Pierrefitte est un tres honnete homme‘, » ajoute-t-1l. Néanmoins il reçoit du ministre l’ordre de ne pas le laisser exercer à moins d'être « persuadé que ce religionnaire voulust bientost se convertir ! ».
Sur la fin du ministère, le plus grand soin mis à choisir et surveiller les receveurs en titre fit réduire le nombre des commis. L'intendant d'Alençon, en 1680, proposait même de les « supprimer complètement ». Colbert, sans aller aussi loin, invita les receveurs généraux à s'en passer le plus possible. Le 24 octobre 1680, il écrivait à ses subordonnés :
«€ S. M. a fait dire aux receveurs généraux des finances de toutes les