‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 376 sur 466 · L46 LA TAILLE EN NORMANDIE · texte numérisé non relu

L46 LA TAILLE EN NORMANDIE

sont arrêtés et pendus à Paris en 1668, les autres sont condamnés par contumace à la roue‘. En 1667, l’intendant de Rouen écrit que les voleurs « infestent les grands chemins de cette province », notamment dans la plaine du Neufbourg, et les archers de la maréchaussée « ne sont pas en estat de les prendre »; par deux fois il demande à Louvois de lui envoyer des renforts de troupes pour en purger la campagne *. En avril de la même année, le courrier de la poste est dévalisé à deux lieues de Paris?; en août 1670, il faut un arrêt du Conseil pour ordonner aux prévôts de Normandie de marcher contre les voleurs qui infestent la banlieue de Rouen“; en 1669 pendant le transport de 6200 I. fait par le receveur de Carentan, le convoi est pillé dans une embuscade organisée par un gentilhomme « d’une des plus considérables maisons » de la généralité qui faisait son métier de pareils coups de mains”, il est découvert, mais, comme il consent à restituer la somme volée, il n’est pas davantage inquiété °.

À son arrivée, le receveur présente son bordereau aux trésoriers de France (ou au garde de l'Epargne), qui vérifient les espèces, assistent au versement et écrivent au bas du borde-

reau leur attestation, qui sert de décharge au receveur en même temps que la quittance qui lui est délivrée d’autre part”.

1. Procès-verbal d’un Trésorier général de Caen, 23 octobre 1668, A. D. Calv., Bureau des finances, procès-verbaux de différentes affaires, 1659-69, © 735,

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