A. D. Calv., Registre de commissions 1661-72, f
2, Depping, ILE, p. 33. Cf. le mémoire de Colbert sur les finances, 1663 : « Le roy travaille à enrichir les peuples par la diminution des impositions ». (Clém., II, 65.)
gaignans leurs vies ils payent plus facilement les charges de nostre Estat!. »
En 1665 encore, le roi rappelle les nouveaux règlements qu'il a rendus « afin de faire cesser les abus et les vexations -qui se font aux impositions et levées de nos deniers; » il a travaillé à « résoudre plusieurs suppressions d'officiers des Elections et autres, a en retrancher d'inutiles employez dans les estats des maisons royalles, à revocquer quantité d’ennoblis par lettres obtenues moyennant finance modicque ou soubz de faux prétextes, par le moyen de quoy le nombre des contribuables se trouvera augmenté au soulagement des pauvres; outre lesquels advantages, ajoute-t-il, nous faisons estat que le. commerce et les manufactures que nous restablissons fortement en ce royaume donneront moyen auxdits contribuables de débiter leurs denrées et gaigner leur vie plus commodement
u’ils n’ont fait que par le passé *? ». En août 1664, en effet, avait été publié le grand règlement général des tailles, et le 4 juillet précédent, les saisies, courses et exécutions des huissiers avaient été minutieusement réglées; puis l'arrêt du conseil du 5 juillet 1665 avait interdit les abus commis dans les rejets d'’impositions.
En 1666, les intendants sont établis à demeure dans les généralités, surveillent les élus, trésoriers de France et receveurs ; ils commencent à dresser leurs mémoires généraux, dont Colbert s'inspire pour ses réformes *. Cette mème année, la prospérité des campagnes commence à réapparaître#, et le rot continue à assurer ses sujets de sa volonté de s’ « appliquer avec soin et affection à tout ce qui regarde [leur] bien et soula-
ement.. et les faire jouir des fruits de la pax qu'il a plu a Dieu [de] donner ».
Dans cette période de 1661 à 1666, un grand effort a été fait pour hâter les recouvrements, mais les résultats n'en apparaissent pas, à cause de la perception des restes, faite en même temps. La taille de 1661 était payée avec grande lenteur : au 7 novembre de cette année, les contribuables de l'élection de Vire n'avaient payé que 40 p. 100 de leur impôt°; au 27 octobre 1662, ceux de Mortain n'ont acquitté que 35 p. 100 de l'année
1. A. D. Calv., Registre de commissions de 1661 à 1672, f° 317.