‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 446 sur 466 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Eh Ibid., P: 110.

donne par la diminution des impositions »; Elle désire « que vous vous informiez avec soin de tout ce qui se passe, dans la réception des commissions, la nomination des collecteurs, l'imposition et la recette de la taille, que vous en pénétriez tous les abus, que vous travailliez à y rémédier par vous-mesmes », et toutes les recommandations antérieures sur les procès, les frais de contraintes, la saisie des bestiaux reviennent'. Et de même en 1681, 1682, 1683.

Il explique aux intendants que le soulagement des peuples dépend de la prospérité économique, plus que de la diminution des impôts : « La misère des peuples, des villes et des provinces ne consiste pas aux impositions qu'ils payent au roi, mais seulement dans la différence qu'il y a du travail des peuples d'une province à l’autre, parce qu'ils sont à leur aise dès lors qu'ils veulent travailler ? ». — « Pour ce qui concerne l'imposition des tailles... vous ne pouvez rien faire qui leur soit plus utile [aux peuples] que d'apporter un très grand soin pour maintenir et augmenter les manufactures de Fécamp et de Louviers, et faire en sorte que les peuples trouvent de quoy subsister par ce moyen? ». |

Quand un intendant lui signale la misère persistante, il l'invite à en chercher les causes; celui d'Alençon lui ayant écrit que, dans les élections de Mortagne, Verneuil et Conches, il avait trouvé « beaucoup de pauvreté », il lui répond :

« Vous devez examiner avec soin d’où peut provenir cette pauvreté, pour chercher ensuite les moyens de la diminuer, soit par le soulagement des tailles, en rejetant sur les autres élections plus accommodées ce que vous retrancheriez sur les pauvres, soit en procurant aux peuples les moyens de gagner leur vie, soit en examinant si cette pauvreté provient d’une fainéantise naturelle, parce que dans ce dernier cas ils ne méritent pas beaucoup de soulagement # ».

Ou bien il les reprend vertement, de se laisser toucher par des plaintes intéressées :

« Vous m'écrivez que vous ne pouvez me donner vostre avis si le roy n’accorde une diminution considérable à la généralité [de Riom]. Vous vous laissez un peu trop facilement persuader, et si vous vouliez bien considérer l’estat des impositions des tailles depuis 30 et 40 ans dans vostre généralité, vous trouveriez qu'elles n’ont Jamais esté aussy basses, et par conséquent, que vous pourriez facilement faire con-

1. Clém., Il, 131-135. Cf. let. à Leblanc, 21 nov. 1681 : « Appliquez-vous toujours à retrancher tout ce qui peut estre contraire au soulagement que le roy désire donner à ses peuples par toutes sortes de moyens » (zbid, p. 395).

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